Fils de crom

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Fils de crom

Message par Solaris le Ven 17 Nov - 11:56

Le village se réunit et la cérémonie débuta au pied de la montagne Ben Morgh…

Le jeune Cimmérien se tenait à côté d'autres enfants qui avaient grandi avec lui. Il était devenu fort pour son age mais sa petite taille lui valait les moqueries de ses camarades. Ils ne devaient échouer à cette épreuve. Il devait prouver à tous qu'il était un chasseur et guerrier. Qu'il était un homme.

Le chef de clan qui n'était autre que son père commença son discours.

« Comme le veut les coutumes de notre clan, il est temps pour quatre élus de se soumettre à l'épreuve de la chasse. »
« Ils partiront enfants et reviendrons hommes. »
« Ils devront affronter la montagne Ben Morgh pour trouver un gibier à la hauteur de leur courage. »

Borgvald le savait, en cas d'échec, il serait exilé du village et perdrait sa place aux côtés de son père

Les quatre enfants étaient accueillis et acclamés par le village entier. Alors qu'ils avançaient vers le passage étroit qui menait à la montagne, une haie d'honneur se formait sur leur passage. Tous les villageois portaient leur poing sur leur poitrine tout en baissant la tête rendant hommage à leur courage.

Ils étaient vêtus de fourrure et armés d'une simple dague en fer. Ils portaient une gourde pleine et d'un peu de viande sécher. Pour le reste ils devaient se débrouiller.

Ils n'avaient que dix ans. Ils s'arrêtèrent en haut du passage, sur un rocher surplombant le village.
Borgvald pris la parole d'un ton fort et résonant dans la vallée :

« Que Crom en soit témoin, nous survivrons et nous vaincrons ! »

Les cris de tous les villageois retentirent tel un seul homme en réponse à ces paroles.

Chaque enfant parti en courant vers le sommet de la montagne, seul Borgvald qui malgré ses paroles précédentes parti la tête baissée. Il avait peur, pas de la montagne mais de l’échec face à son père qui en attendait beaucoup de lui.

« Je dois trouver un gibier digne de mon père et de ma famille ».

Il avait perdu de vu ses compagnons qui avaient pris de l'avance. Mais il avaient bien écouté les conseils de son père. Ce n'était pas une course mais bien une épreuve de courage et de force.

La première nuit était rude mais les suivantes étaient plus froide encore. Il profitait des quelques poses pour manger des feuilles et des baies se trouvant sur son passage, réservant sa viande pour la fin de son périple.

Le jeune homme avançait lentement mais avec une endurance bien connu au village. Il ne faiblissait jamais et ne fatiguait que rarement. Il avait bien croisé quelques loups et cerfs sur son passage mais il lui fallait un gibier bien plus important. Il avait entendu parler d'un animal se trouvant au sommet de cette montagne, proche du repère de Crom, c'était son objectif.

Le quatrième jours, la tempête fit rage, le vent glacé et la neige lui foutait le visage. Sa visibilité était faible mais il devait avancer. La main devant ses yeux et la tête enfoncé dans son col de fourrure, il luttait contre les éléments avec détermination.
La nuit fût paisible et douce, la montagne c'était calmé et il en profita pour établir un campement. Il était au pied du glacier, c'était là que sa chasse débutait.

Personne n'avait pu gravir cette montagne jusqu'à son sommet. Il scruta dans les nuages percé par la montagne. Un rêve éveillé se présenta à lui. Il se vit face à Crom une hache à la main le défiant dans un duel pour montrer sa valeur.

Le réveil fût moins agréable. Il entendit un bruit de pas dans les fourrés suivit d'un cris bestiale.
Un des enfants lui sauta dessus. D'un réflexe vif, Borgvald roula sur le dos se saisissant de sa dague et laissant traîner une jambe crochetant celle de son adversaire. Il tomba au sol alors que Borgvald tourna dans l'autre sens assénant un coup de son arme directement dans la gorge de l'agresseur. Il le regarda dans les yeux sans l'ombre d'un regret et lui chuchota. « bien tenté mon ami »

D'un calme froid, il se releva et commença son ascension du glacier. Il avait fabriqué une corde en fibre et s'était attaché des cailloux qu'il avait taillé en pointe à ses chausses.

Pas à pas, il plantait les cailloux dans la glace s'aidant de son poignard et de celui de sa victime pour gravir doucement le glacier. Son ascension dura un jour et une nuit. Pour la première fois de sa jeune vie, il était fatigué. L'entrée d'une caverne se montrait dans la brume.

Un sourire se apparaissait sur les lèvre du jeune homme. Il avait réussi là ou tout le monde avait échoué. Il avait atteint la caverne de Crom. Un orage explosa, le tonnerre gronda et les éclairs se déchaînèrent. Il entra dans la caverne s'aident du rythme régulier des éclaire pour se diriger.

La caverne était immense mais pas l'ombre d'une statue. Pas l'ombre d'un animal. Pas l'ombre d'un Dieu

« C'est donc ça la caverne du père de tous les dieux ? »

Il cria d'une voix bestiale :

« Crom, je suis ton fils et je suis là pour toi. Vois ma force et mon courage ! »

Le tonnerre cessa et il eu pour seule réponse le bruissement du vent sur les rocher s'engouffrant dans la caverne.

A son retour au village, il avait accomplis ce que nul autre avant n'avait pu mais pris par le feu de son succès il en avait oublié le gibier qu'il était venu chercher.

Il tenta de raconter son histoire à son père mais le jugement était sans appel. Il venait d'être exclus du village….
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Solaris

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Re: Fils de crom

Message par Solaris le Mar 13 Fév - 20:40

Les années passèrent, il était toujours seul à rôder dans la nature.
Il avait gagner en force, et en endurance. Il se servait de ses connaissances acquises au village de ses ancêtres pour survivre, manger, se battre, mais aussi pour observer en silence les voyageurs qui passait proche de son campement.

dans ces bois, il était chez lui, il les contrôlait. Personne ne pouvait les franchir sans qu'il ne soit au courant et sans payer un quelconque tribut.
Sa hache, le seul bien que son père lui avait permit d'emporter était toujours à sa ceinture. Il savait s'en servir au détriment de la sécurité des voyageurs. Borgvald n'avait plus aucune trace de pitié, il vivait comme un sauvage, il tuait quiconque lui résistait.

Les rumeurs se répandirent rapidement dans les contrées avoisinantes, plusieurs battus furent organisées pour dénicher le cimmérien......

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Il se réveilla, la tête embrumée, les paupières étrangement lourde. Une odeur nauséabonde lui parvint aux narines, cette puanteur lui rappelait cette journée qu'il avait passé dans les égouts de Tanasul poursuivit par la garde suite à l'assassinat d'un haut dignitaire. Il lui avait dérobé un rubis énorme et l'avait revendu une fortune.

Les égouts? qu'est-ce que je fais ici... pourquoi je ne puis bouger mes membres, ils sont comme paralysés.....

La drogue faisait toujours effet, son corps ne lui répondait plus. Il pouvait seulement regarder autour de lui. Il se trouvait dans une pièce humide, attaché à une table, allongé sur le dos. Un homme se trouvait dans l'obscurité, il étudiait le cimmérien et se retourna vers une autre table ou se trouvait des instruments de torture.... Son enfer débuta et se poursuivit durant des jours, des semaines, des mois.... Il ne savait plus....
Au fil des séance de torture, son esprit devenait de plus en plus faible mais un jour il se rappela. Il se rappela de la sensation qu'il avait eu lorsqu'il avait grimpé sur la montagne de Crom.... Il lui fallait rester sain d'esprit pour rester maître de lui même et montrer à Crom qu'il avait sa place à ses côtés lorsque sera venu le jour....

La séance qui suivit fût différente.... L'homme lui découpait les chaires, il le brûlait, faisait des expériences avec différentes drogues mais Borgvald avait décidé de laisser son corps à l'abandon pour mettre son esprit à l'abri. Il cessa de lutter et se réfugia dans ses pensées, il imagina qu'il courait dans les tumulus de ses ancêtres, il revit la chasse de son enfance. Il n'avait aucune notion du temps passé là, à se faire torturer, mais il s'en moquait...

Soudainement il s’évanouit.... A son réveil il n'y avait plus de chaine à ses poignées. Son corps meurtri, la porte de sa prison ouverte... Il se leva avec peine, les muscles atrophiés, se traina vers la porte. Personne....
Dans le couloir, l'odeur de cadavre décomposés qu'il senti lui fit dire que les lieux n'étaient plus habités. Le long couloir franchi, il tomba sur une source d'eau éclairée par un puits de lumière, Le cimmérien se pencha pour boire. C'est alors que son reflet lui rappela le nombre d'année qui s'était passées. Plus de dix ans s'étaient écoulé depuis son arrivé dans ce trou.
Quelque minutes plus tard, il se retrouva à l'extérieur, il avait vu le cadavre de son geôlier étendu sur le lit la gueule ouverte, l'air de supplication sur son visage en décomposition avancée, la hache du cimmérien plantée dans l'abdomen. Qu'avait-il pu se passer ici?
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Re: Fils de crom

Message par Solaris le Jeu 1 Mar - 17:54

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, il contemplait la clarté de la pleine lune qui suffisait à illuminer la nature de sa lueur froide.
Sa respiration était intense et profonde, se concentrant pour se souvenir.
Le Cimmérien se repassait ce moment de sa vie en boucle, il revivait la souffrance qui avait été sa compagne durant une année complète tentant d’activer les souvenir perdu.  Il avait réussit à définir approximativement la durée passé en captivité à subir la torture de cet homme dont il ne connaîtra jamais le nom.

Ce passage de sa vie oublié était bien quelque part dans sa tête, il médita toutes les nuits, il ne pouvait faire autrement, cela le rongeait de l’intérieur…

- Avais-je reçu de l’aide ? De qui ? Comment ai-je pu m’en sortir vivant ? Comment ma hache a-t-elle pu frapper la chair de mon tortionnaire ?
Ces questions le hantaient. Il devait trouver la réponse…

Cette nuit là ne fût pas comme les autres, Borgvald s’était concentré à un tel point qu’il en fît un rêve. Il rêva de sa captivité et tous ses souvenirs lui revint...

La sueur coulait sur son front, il était moite, il haletait cherchant à remplir ces poumons d’air frais. La douleur de ses blessures n’était pas passée, elles le rappela à sa réalité. Il ouvrit les yeux, se rendant compte qu’il n’était plus allongé sur son lit mais debout, la hache à la main contemplant son lit de fortune, ressentant une colère immense en lui.

Ce matin là, la rage qu’il éprouvait, était bien inférieur à celle de sa libération.

Voulant protéger son esprit, il l’avait écarté du monde réel pour l’enfouir dans l’imaginaire mais son corps le rappelait régulièrement au moment présent, généralement à la fin d’une séance de torture. Mais ce jour là, la séance ne vint pas, Borgvald avait usé les chaînes qui l’entravaient en tirant dessus tous les jours. Jamais il n’avait été libre de ses mouvements.  
Voyant son tortionnaire, le sang lui monta brutalement à la tête et il ne parvint plus à se contrôler. Cette rage eut pour effet de dominer tout son être lui permettant de ne plus sentir la douleur de son corps.Il brisa ses chaînes, devenu trop fragile pour contenir le Cimmérien, sous le regard abasourdi de l’homme qui n’eut pas eu le temps de fermer la porte derrière lui en prenant la fuite.
Il vit dans le regard du Cimmérien la mort elle même, Il n’en croyait pas ses yeux, cet homme qu’il avait tenté de briser pendant une année était devant lui, debout, le regard sanglant.
Il regarda sur la table et vît la hache… Il était trop tard, le cimmérien l’avait déjà en main. Il l’abaissât sur lui le tuant sur le coup. Instinctivement, Il laissa sa hache dans l’abdomen de sa victime, il retourna dans le lieu qui lui était le plus familier, la salle de torture et s’effondra….

Le regard toujours rivé sur son lit, il reprit possession de son esprit, il calma ses pulsions et compris alors le pouvoir de la rage, celui de la colère à l’état brut.

Ce pouvoir était dangereux, il ne fallait plus jamais faire appel à lui…
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