Les chroniques des deux mercenaires

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Les chroniques des deux mercenaires

Message par Solaris le Lun 6 Nov - 15:25

Le convoie s'arrête enfin, les deux comparses se regardent et comprennent que leur vie risque de changer à jamais. Ils descendèrent de la charrette. Leurs jambes étaient lourdes, l'inactivité de long jour durant les avait engourdie. Le pain rassis et l'eau croupis qu'ils devaient boire les avaient affaiblis. La chaleur se montrait impitoyable avec les deux mercenaires mais ils sourirent.

Il sentit alors un coup sur le haut du crâne, le choc si violent fût-il eût du mal à faire tomber Borgvald. Mais il flancha, s'écroulant sûr le sable chaud.

Il se réveilla, accroché a une croix. Il était presque nu et s'aperçut qu'il avait un bracelet d'or serti d'une pierre verte au poignet.

Il força de toute son énergie mais les forces lui manquaient. Son estomac était vide, sa gorge était sèche, la vie le quittait lentement mais sûrement. Il ne pouvait mourir de la sorte, il avait encore beaucoup de chose à accomplir même sur cette nouvelle terre. Il senti la rage monter en lui et atteindre son paroxysme, son sang se mit à bouillir dans ses veines et parcourir tout son corps. Ses muscles se contractait à leur bien au-delà de leur limites.

Il senti craquer derrière sa nuque. Le bois faiblissait sous la force démesurée de Borgvald, ou plutôt sa détermination car c'est elle qui lui donnait cette puissance.

Le poids mort de son corps heurtait le sol de sable chaud. Il se releva et vît à perte de vu le désert devant lui. Au loin la tempête grondait sa colère.

« voilà une épreuve qui va encore renforcer mon corps. »

Il creusa un trou dans le sable juste au pied d'un énorme rocher. Ses mains étaient ensanglantées, son visage brûlé et lacéré par la force du vent qui faisait danser le sable dans un tourbillon de lame brûlante.
Quelques insectes se trouvaient là dans un tout petit buisson, cela ferait son repas en attendant que les éléments se calme.

Il marchât, un temps qui lui parût une éternité, à très faible allure mais sans fléchir une fois. Il devait survivre…

Il aurait dû mourir dans ce désert mais Borgvald contrôlait sa vie et par dessus tout, il voulait contrôler sa mort.

Il vit Ilkar qui se trouvait là, au bord d'une magnifique rivière sous deux immenses statues. Il semblait savoir qu'il viendrait, il l'attendait…. Comment avait-il fait pour s'en sortir ?
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Solaris

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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Mar 7 Nov - 16:32

Ilkar ouvrit péniblement les yeux. Le choque l’avait sorti du coma. Il ne savait pas combien de temps il avait perdu connaissance, ce qui était sûr par contre c’est qu’il était au milieu de nulle part. Les vautours commençaient à dessiner des cercles dans le ciel au-dessus de lui. Il était accroché à une croix de bois sec, la gorge sèche et l’esprit trouble.
Il ne sut dire si la migraine était due au coup qui l’a assommé quelques heures plus tôt ou bien à la chute de la croix au sol en proie au bourrasque d’un vent violent. Toujours est-il que ça annonçait une tempête et il fallait vite se mettre à l’abri. Le sable commençait à voler, il ne voyait à peine que ses pieds nus écorchés par la roche dans cette course effrénée pour son salut.
Il s’abrita dans une cavité rocheuse étroite et attendit que le vent perdre en force. Au bout d’un moment qui lui parut durer des heures la tempête s’arrêta. Et en sortant de son abri de fortune. Le jeune homme se retrouva devant un immense fleuve et une oasis luxuriante. Après avoir bu tout son soul il se demanda si son ami Borgvald était dans les parages.
Une courte réflexion s'en suivi et il se décida à attendre sous une immense statue située près de la rive. Un point de repère tape à l’œil, quelques frusques et un lapin à la broche, espérons que Borg ait la même idée.
Quelques heures plus tard, une silhouette fit son apparition à l’horizon, ces mains en visière au-dessus de ses yeux il tenta de distinguer le nouvel arrivant. C’est alors que le sourire légendaire de Ilkar réapparut et s’élargit au fur et à mesure de l’approche de son compère.

"Te voilà enfin Borg !! Je t’ai connu plus en forme mon ami." lui dit le jeune homme en lui lançant une cuisse de lapin qu’il attrapa et dévora dans un grognement. "Prenons quelques provisions et profitons que le soleil soit encore haut pour trouver un endroit où nous établir"
Le duo reformé, tout était de nouveau possible.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Jeu 9 Nov - 9:25

La sueur coulait sur son torse nue. Après de longs jours de travail acharné, Ilkar prit le temps d’admirer la bâtisse qui se dressait maintenant devant lui.
« Ça commence à ressembler à quelque chose !! » cria le jeune homme en s’essuyant le front avec son avant-bras toujours le sourire aux lèvres.
« On est loin d’avoir terminé espèce de tire-au-flanc !! Qui t’as dit de te reposer ?! » répondit Borgvald qui était en train de finir la toiture en chaume.
Ilkar éclata de rire à la réponse prévisible de son ami. « Aller descend de là Borg, allons-nous faire connaitre du voisinage ! »

Les deux compères partir tous deux vers le nord. Ils firent la rencontre d’un bon nombre de curieux personnage durant la journée : un maitre d’arme rustre, une prêtresse des plaisirs et ses gardes du corps, un couple de nordique visiblement assoiffés et un forgeron qui semblait fuir les problèmes. Tous accueillirent la nouvelle de l’auberge avec enthousiasme (surtout la grande rousse). Les 2 taverniers rentrèrent donc finir les préparatifs avant l’ouverture.

Quelques jours plus tard, une petite blonde s’était arrêtée devant « L’auberge des 3 rivières ». Elle était danseuse et se faisait appelé Mila. Elle cherchait du travail. Ilkar et Borgvald lui demandèrent une petite démonstration de ses talents. Ils ne furent pas dessus de la prestation de la danseuse et se mirent d’accord sur un salaire. Mila reparti d’une démarche nonchalante et sûre d’elle. Ilkar était sous le charme.

Puis ce fut au tour de Diounis, la prêtresse de visiter les lieux avec intérêt. Elle était magnifique également et elle en jouait. La visite se termina par une énième interruption d’un garde du corps envahissant et une invitation de la prêtresse à visiter son temple non loin de l’auberge.
Ilkar s’amusa à comparer Mila et Diounis, toute deux terriblement belle chacune à leur manière. De plus elles semblaient se connaitre de longue date.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Ven 10 Nov - 16:43

L’auberge des 3 rivières ouvra enfin ses portes aux exilés.
Ilkar et Borgvald virent arriver de nombreux visiteurs : Jorik et Grinda bardé de sac volumineux arrivèrent les premiers. Le couple de nordique offrit aux taverniers houblon et levain. Un cadeau précieux pour tout brasseur qui se respecte. Ilkar prit donc la décision de leur offrir les consommations pour cette soirée. Il regretta amèrement sa décision quelques heures plus tard …
Othmar le maitre d’arme arriva ensuite, puis ce fut Mathilde et son ami masqué et enfin Ard, le forgeron chauve croisé quelque jour plus tôt. La bière coulait à flot et la fête battait son plein. Ilkar regretta l’absence de la danseuse mais bon … elle n’avait pas daigné laissé d’information pour la contacter. Jorik et Grinda se livrait un duel sans merci, et fûts commençait à sonner creux.
Il n’y eu pas d’incident notable si ce n’est un spasme du maitre d’arme qui valut à la grande blonde un nez cassé sur le comptoir du bar. L’assistance, composé en majorité de gens du nord ne trouva pas cela bien choquant, cela devait être monnaie courante chez eux … Même la malheureuse Mathilde n’en teint pas rigueur à Othmar et se contenta de demander un steak cru qu’elle appliqua sur son nez meurtri.
Jorik et Grinda ne s’arrêtaient de boire et de manger que pour faire leur besoin à l’extérieur et Ilkar se promis de ne plus jamais leur offrir à boire. Adamélia fit son entrée quand les premiers convives décidèrent partir. Le temps pour elle de se payer une bière, les derniers furent invités à finir leur boisson sur la terrasse à l’extérieur.

Ils avaient eu l’air d’apprécier malgré les remarque sur la qualité de la bière.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Lun 13 Nov - 15:38

Depuis cette soirée, les affaires tournaient bien pour les aubergistes. Les clients étaient réguliers et les discussions intéressantes. Ilkar, après avoir gouter à l’excellence du travail du Iarl Kalyos essaya de reproduire une bière du même calibre. Mais malgré tous leurs efforts, les 2 compères ne progressaient pas beaucoup. L’idée de passer un accord avec commercial avec le nordique pouvait être une bonne chose. Mais Borg ne l’entendait pas de cette oreille il était méfiant de nature et encore plus avec les gens qu’il ne connaissait pas.
Ilkar garda quand même cet idée dans un coin de sa tête. Relever la qualité des boissons permettrait d’augmenter les prix tout en attirant plus de monde …
Par une journée ensoleillée, le jeune homme balayait la devanture de son auberge quand il entendit un tintement de grelot. Ce bruit inhabituel lui fit levé les yeux. Une silhouette féminine approchait dans sa direction. Son visage était caché pas un chech si bien que Ilkar ne distinguait que son curieux regard doré. L’aubergiste accueilli la nouvelle venue comme chaque client et la fit entrée. Elle enleva son turban et Ilkar découvrit une jeune femme au visage fin et aux cheveux étrangement blanc. Elle était jolie mais l’ancien marin se sentait plutôt mal à l’aise devant elle. Elle parlait de façon énigmatique. Elle était un fantôme faisant corps avec le désert. Elle lui vouait une adoration empreinte de crainte et de fatalisme, comme une sorte de divinité …
Ilkar lui demanda son nom et elle répondit en lui demandant d’en choisir un pour elle. L’aubergiste fut pris de cours et décida de l’appeler Fantôme.
Au fil de la discussion, il semblait que Fantôme parcours le désert à la recherche d’échanges. Elle proposa à Ilkar de lui fournir quelque ressource en échange du gite et du couvert. Les deux jeunes gens conclure le marché et elle s’en alla immédiatement après l’avoir salué d’une façon singulière. Portant la main à son buste et s'inclinant baissant le regard, avec une humilité marquée.
La journée suivante Fantôme refit son apparition et déposa ce qu’il était convenu au pied d’Ilkar. L’aubergiste lui montra donc ses quartiers. Ils semblaient être à sa convenance. Cela amorçait peut être un partenariat commercial pour le moins inattendu.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Mar 14 Nov - 15:41

La pensionnaire de l’auberge et l’aubergiste avait pris l’habitude de discuter de tout et de rien. Ilkar commençais à apprécier sa compagnie malgré le voile de mystère qui persistait autour d’elle. Toujours autour d’un thé chaud, Ilkar lui parlait de sa vie d’avance et de ses objectifs brisés par cette captivité à ciel ouvert. Mais quand le fil de la conversation les emmenait sur le passé de la jeune femme, Fantôme éludait toujours de façon calme et habile le sujet. L’aubergiste respectait la volonté de sa cliente ça curiosité sera peut-être satisfaite plus tard se disait-il.
Une journée, un stygien prénommé Khamon franchit le seuil de l’auberge. Ard le forgeron et Fantôme était eu aussi présent. Le stygien semblait déjà connaitre Fantôme, d’ailleurs il appelait la jeune femme Clochette, sans doute à cause du tintement de ses grelots attachés à ses chevilles. La soirée fut agréable et Khamon, herboriste fit grande impression auprès de l’aubergiste. Il semblait être un homme sensé et intelligent. Cela plairait sans doute à la prêtresse de Derkheto qui avait vu son garde du corps déserter.

Diounis reçu Ilkar le lendemain dans son auberge de style stygien. Tapis, tables basses et coussin de soie… L’aubergiste se fit servir un délicieux nectar avant de lui présenter les raisons de sa venue. Cela éveilla la curiosité de la belle prêtresse qui s’empressa de l’accompagner chez Khamon. Les 2 jeunes gens arrivèrent à bon port mais l’homme qu’il cherchait n’était pas présent. Tandis qu’ils s’apprêtaient à repartir, une jeune femme apparut, un chech lui cachant le visage. Ilkar la reconnue tout de suite à son salue, la main à son buste. C’était Fantôme. Les 2 femmes firent connaissance et Fantôme se proposa de laissé un message au stygien absent. La suite de la discussion se déroula en stygien C’est ainsi que Diounis et Ilkar reprirent la route. L’ancien marin raccompagna la prêtresse puis il se quittèrent non sans les remerciements de Diounis …

Tel se voulait la fonction de l’auberge des 3 rivières, un lieu et un lien commun entre les exilés.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Solaris le Jeu 16 Nov - 15:17

L'auberge battait son plein, des clients habituels et d'autre moins. Les rumeurs se propageaient, des rumeurs de lieux encore inconnus pour le cimmérien.

Il devait explorer ces terres, il devait les comprendre et les dompter. La chaleur torride, le froid mordant mais encore plus important : ils devaient, Ilkar et lui, se faire une place parmi les autres exilés qui peuplaient ces lieux depuis plus longtemps qu'eux.

Alors qu'Ilkar gérait l'auberge avec une efficacité étonnante, Borgvald lui se mit en route pour un long voyage à travers les terres d'exils. Il n'était pas homme de discussion et le contact avec les autres, il le savait, n'était vraiment pas son fort.

Durant son périple, plusieurs lieux ont attiré son attention. Une ville tout à l'Ouest peuplé de gens richement vêtus. Mais ce n'était pas le plus important. Il avait entendu parler d'un village nordique près d'un barrage. Il était curieux de visiter ce village.

Ilkar lui avait parlé de ce village. Le jeune homme s’y était rendu pour déguster l’alcool que les habitants produisaient ici.

Il pouvait lire à l'entrée sur un panneau de bois qu'il s'agissait du village des Sangjamars. Ne voyant personne au premier abord, il se dissimula et enfila une tenue neutre qu'il portait toujours sûr lui, Il mit son masque pour être le plus anonyme possible. Il ne devait pas se faire repérer. Il infiltra se village avec toute la discrétion dont il était capable.

Il se concentra, sa respiration se fît calme et détendu, sa concentration était à son paroxysme, il mesura chaque pas qu'il faisait pour ne pas faire de bruit, éviter les branches ou feuilles mortes sûr le sol.

Arrivé près d'une bâtisse en bois, il entendit un éclat de voix qui attira son attention : « VOS GUEULE » cria un homme. Il se rapprocha de ce bâtiment tout en prenant le soin de ne laisser aucunes traces visibles dans le sol pouvant l'identifier. La fenêtre se trouvait à l'étage mais cela ne l’arrêta pas. Il avait l'habitude d'escalader de grande tour dans son ancienne vie. Il tenta de faire le moins de bruit possible. Accroché au mur il trouva une position qui lui permettait de tenir quelques temps sans trop fatiguer. Il pouvait voir de nombreuses personnes réunit dans la même salle.  

Il resta donc là un long moment. Il vit tout à coup dans son dos une silhouette silencieuse qu'il connaissait fort bien. Ilkar avait eu la même idée que lui. Décidément il était plein de ressource.

Ce dernier l’imitât pour entendre la conversation qui durait en longueur. Ils reconnurent certaines voix familières et plusieurs noms en ressortaient. Ils ne comprenaient pas tout ce qu’il se disait …
Un sorcier … Un meurtre … Un mystérieux guerrier disparut … Des morts revenus à la vie …

Alors qu'ils redescendaient de leur perchoir, ils avaient dû faire un peu trop de bruit. Quelqu'un sortît brutalement de la bâtisse. les regards se sont croisés, il fallait être réactif et trouver une solution. Borgvald regarda la falaise qui était à quelques pas, puis le lac de l'autre côté. La meilleur solution était la plus périlleuse mais ils ne devaient se faire prendre.
La réaction de l'homme ne fût pas immédiate, le temps qu'il se dirige vers les deux espions agiles, ils avaient sautés de la falaise se rattrapant un peu plus bas. Il se dissimulèrent dans les fourrés attendant quelques instants pour repartir chez eux.

Ce qu’il se passait dans ce village semblait bien obscure. Il faudrait tirer ces affaires au clair.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Lun 20 Nov - 14:32

Le soleil était haut dans le ciel quand Mila fit son apparition à la taverne. Elle venait chercher son avance bien qu’encore incapable de danser à cause d’une blessure en cours de guérison. Ilkar fut embarrassé de ne pas avoir la commande qu’attendait la danseuse… Comme à son habitude elle feignait des remontrances à l’aubergiste ce qui fit rire toute l’assistance (sauf Borg). Ard était venu manger et profiter de l’ambiance de l’auberge. Le forgeron aimait se détendre ici après le travail accompli à la forge. Visiblement les activités de Ard ne se limitait pas à forger seulement des armes, il était assez peu bavard à vrai dire mais bon client.
La présence de Mila semblait lui délier la langue. Il montra même son épée forgée d’une glace surnaturelle à Ilkar. Même le tavernier qui n’était pas un grand spécialiste des armes pouvait mesurer la qualité exceptionnelle du travail. Ard leur confia qu’il faisait aussi dans les objets décoratifs ce qui intéressa grandement le jeune aubergiste. Plus tard peut-être ce disait-il.

Puis le jour vint où les 2 associés devait sceller leur marcher avec Kalyos le producteur d’alcool et accessoirement chef des Sangjannar. Au moment de partir de l’auberge Mila, encore, revint. Cette fois-ci Ilkar pouvait honorer le marché se qui ravit la danseuse. Borg l’invita à faire la route vers le nord vu qu’elle semblait connaitre les Sangjannar. Arrivé au village nordique, Mathilde les accueilli. Ilkar fut frappé par la politesse et l’amabilité de la jeune femme. Ce qui dénotait avec la première impression qu’Ilkar avait d’elle. L’aubergiste révisa son jugement.
Didrik un petit homme hyperactif était une sorte d’homme à tout faire au village. Sokma un barde rencontré récemment à l’auberge était là lui aussi. Borgvald ne l’aimait pas et ça semblait être réciproque.
La discussion allait bon train et un mariage était en préparation ici. Mathilde et Kalyos allait donc s’unir prochainement. Après les explications de Mathilde sur les coutumes nordique, Kalyos fit son apparition, aimable et souriant comme à son habitude. Borg sans doute agacé par tout ce monde, décida de rentré à l’auberge. Une fois les affaires conclues, Ilkar et Mila reprirent la route. Le prix était certes élevé mais l’alcool qu’ils produisaient au village était d’une qualité incroyable. La livraison serait faite dans 3 jours.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Ven 24 Nov - 16:22

Borgvald était un peu moins présent à l’auberge ses derniers temps. La construction de son manoir et ses excursions au nord lui prenait du temps. Ce qui laissa à Ilkar tout le loisir de gérer l’établissement seul. Enfin il n’était plus vraiment seul … Mila la danseuse nomade avait semble-t-il décidé de poser son sac chez l’aubergiste pendant un temps. Sans doute pour profiter de l’auberge tout en échappant au tarif des chambre qu’exigerait Borg. A moins que ce ne soit pour la vue qu’offrait le balcon de la chaumière. Borgvald n’appréciait pas ce petit manège et il avait conseillé à Ilkar de se méfier d’elle. Mais les talents de la jeune femme étaient indéniables, elle n’était pas étrangère à la venue de nouveau client.

Fantome ou Clochette revint accompagné de Khamon. Après l’oublie malencontreux du jeune aubergiste, elle était bien décider à faire affaire sans attendre. Ils s’isolèrent pendant que les convives bavardaient en salle. Quelle ne fut pas sa surprise quand la stygienne lui demanda son gilet en dédommagement du retard subit. Ses manières avaient quelque peu changer depuis la dernière fois, plus séductrice et toujours aussi étrange. Ilkar on ne peut plus mal à l’aise lui promit, mais il ne savait pas trop à quoi s’en tenir. Une proposition à mots couvert ? Ou une simple demande complètement innocente ?

L’heure avançait et les clients reprenaient la route. Clochette de nouveau locataire de la chambre monta à l’étage de sa démarche chaloupée. Ilkar passa chez lui le temps de prendre une chemise de rechange qu’il fourra dans un sac. Il tenta d’agir discrètement mais Mila l’œil moqueur semblait se douter de quelque chose. Elle attrapa son col et lui dit de revenir vite, lui offrant un rapide baisé.

Il se présenta à la chambre et après quelques mots échangés, Ilkar ayant perdu toute son assurance habituelle enleva et lui tendit son vêtement : un superbe gilet bleu au brodé de liserés fuchsia. Il y tenait beaucoup et il regrettait de s’en séparer. Mais il fallait bien rattraper sa maladresse et cela ne représentait qu’un faible cout par rapport à la contrepartie. Clochette détailla le torse de du jeune aubergiste avec attention, puis récupéra le gilet après quelques seconde qui parurent interminable aux yeux du jeune homme. C’était tout ? Rien d’autre ? Toujours plus mal à l’aise, Ilkar prit congé de la jeune femme.

Sa chemise de rechange l’attendait en haut des escaliers, il l’enfila avec hâte. Khamon qui attendait dehors nota le changement de tenu mais n’en dit mot. Il salua l’aubergiste et repris lui aussi la route.
Ilkar s’en alla donc rejoindre Mila. Elle attendait dans sur le balcon et constata elle aussi qu’il avait changé de vêtement. Devant le regard encore perturbé de Ilkar, elle lui demanda en se déshabillant de lui raconter ses petites péripéties … Mais demain, il était tard et il fallait dormir.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Jeu 30 Nov - 12:44

Encore une journée dans les terres sablonneuses du désert. Ilkar n’était pas d’humeur au travail. Borgvald, cet infatigable cimmérien, avait imprimer un rythme de travail que le jeune homme ne pouvait plus suivre. Il avait besoin de souffler un peu.
C’est en s’asseyant sur un banc devant l’auberge que la belle Mila fit son apparition. Elle prit place à côté de Ilkar et ils bavardèrent jusqu’au moment où Ilkar lui proposa de répondre à l’invitation de Khamon l’herboriste, là maintenant, tout de suite.
La danseuse afficha un grand sourire en lui expliquant brièvement les effets de la plante qu’ils allaient consommer à coup sûr. Ils prirent la route sans attendre, traversant le désert.

Le village avait changé depuis la dernière venue de Ilkar, une pyramide surplombant le temple Set attira l’attention de l’aubergiste. Khamon accueilli les deux jeunes gens et les fit s’installer dans un salon. Ilkar appréciait beaucoup le style stygien fait de coussin et de tapis de soie, de couleurs et de sofas confortable. Une femme était déjà là, allongée lascivement sur l’un des sofas. Clochette sirotais une boisson dans le salon. Sa chemise avait laissé place à une tenue beaucoup légère attachée par une broche doré représentant un serpent.
Ils s’assirent tous confortablement Ilkar préférant les coussins au sol, Khamon un sofa en face de l’aubergiste. Mila quant à elle contemplait d’un air absent l’autel Setite assise sur une barrière. Elle sortit de sa rêverie à l’évocation du lotus, Khamon se leva et parti chercher les herbes.

Il ne lui fallut que quelque minute pour revenir mais la danseuse lui avait déjà piqué ça place, un sourire malicieux au lèvre. Il prépara un premier narguilé pour Ilkar avec une dose légère propre à un débutant. Malgré cela Ilkar ne put s’empêché de tousser à la première bouffée ce qui fit sourire les 3 autres. Suivant les doux conseille que Clochette venait de temps à autre, lui susurrer à l’oreille, le jeune homme se détendait au fur et à mesure des expirations de fumé. D’habitude bavard, Ilkar se contentait de suivre la conversation en cours, les yeux fermés et la tête reposé contre le mur derrière lui. Il commençait à perdre la notion du temps, mais il se sentait détendu comme il ne l’avait sans doute jamais été avant.

Il ouvrait les yeux parfois, Mila et Khamon discutait comme si de rien était, Clochette expulsant de prodigieux rond de fumé que Ilkar, malgré tous les efforts du monde, ne parvint pas à reproduire.
L’aubergiste regardait tour à tour les 2 femmes en présence. Surtout Clochette … elle était vraiment jolie, des lignes tatouées sur ses cotes remontait mystérieusement sous le bandeau couvrant sa poitrine … Ilkar aurait bien voulu voir la fin du tracé. Mila, elle, partageait le narguilé avec Khamon jetant de temps à autre de regard moqueur à l’aubergiste. Et c’est vrai qu’il n’avait pas fière allure.

Les heures s’écoulaient et Ilkar finit par s’endormir sur le sofa à côté de lui. Mila s’était elle aussi endormi un peu plus tôt le tout sous le regard des 2 stygiens souriant. L’aubergiste se réveilla en sursaut, le soleil commençait à faiblir … combien de temps était-il resté ici ?! Borg lui passera un savon … Il fallait assurer le service ce soir. Il fut pris de vertige en se levant et repris la route.
Ses pas le menèrent à l’auberge. Ils semblaient agir de leur propre chef. Ilkar n’était pas dans la meilleure des formes et le service qui s’en suivit fut catastrophique…
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Solaris le Mar 5 Déc - 14:09

Ilkar avait pris en main l'auberge. La danseuse était de plus en plus souvent présente. Elle s'était proposée de donner un coup de main pour le service.
Voyant les deux jeunes gens se côtoyer de façons régulière, Borgvald avait accepté qu'elle soit employée à long terme en tant que serveuse. Il se doutait bien qu'il s'agissait d'un stratagème pour approcher légitimement son compagnon de route. Mais soit tant qu'elle ferait son travail sérieusement Borgvald s'en moquait.

Oh non, il n'avait pas confiance en elle mais en même temps, en qui pouvait-il avoir confiance en ces terres. Même Ilkar l'avait déçu à plusieurs reprises. Ce jeune pourceau ne se rendait même pas compte de ses erreurs et qu'il se mettait en danger régulièrement. De la drogue, de l'alcool, du sexe voilà tous les vices qu'il entretenait. Il vît le changement de comportement de celui-ci le jour ou le service fût désastreux. Les jours suivants n'étaient pas mieux. Une porte cassée, de la vaisselle brisée. A chaque jour d'absence ses surprises. Il avait même trouvé un bras coupé à la porte de la taverne. Mais personne pour le revendiquer.

Le cimmérien n'était pas dupe, il devrait certainement agir rapidement pour faire réagir son associé et le remettre sur le chemin qu'ils s'étaient fixés. Il avait entendu parler d'une Volva sur ces terres. Peut-être aurait-elle les réponses à ces questions ?

Borgvald avait décidé de se retirer quelques jours et se consacrer à la construction de sa nouvelle demeure. Il avait choisi volontairement un lieux difficilement accessible et en hauteur, lui permettant d'observer la vallée sans être dérangé.

Il montait des briques jours et nuits malgré les éléments qui se déchaînaient du haut de son rocher. L'infatigable cimmérien poursuivait son œuvre avec une détermination infaillible. Sa résistance s'améliorait comme son château prenait forme. Il était serein car personne ne pouvait le rejoindre tant qu'il condamnerait l'ascenseur qui menait chez lui.
Il était bien redescendu de son perchoir deux ou trois fois mais il avait attendu que personne ne se trouvait dans les parages. Il ne souhaitait pas voir d'autres exilé pour le moment.

Il avait besoin de guerre et de combat, de sang et de sueur. Peut-être qu'une chasse similaire à celle de son enfance pourrait satisfaire son corps et son esprit. Il montrerai alors à Crom qu'il était toujours un guerrier brutal et sans merci.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Mar 9 Jan - 19:32

Les jours se suivaient et se ressemblaient dans l’Auberge des Trois Rivières. Borg passait de plus en plus de temps dans son château. Fort heureusement pour Ilkar, la danseuse était toujours là. Malgré la baisse d’activité, Ilkar la trouvait perchée sur le panneau devant l’auberge, l’air songeuse. Elle servait aussi les clients, de plus en plus souvent. Elle ne manquait d’ailleurs pas de rappeler tous ses extras à Ilkar d’un ton accusateur. Mais l’aubergiste savait que derrière les reproches, la petite blonde appréciait cette vie. Elle serait partie s’il en était autrement …

L’incident du bureau de Borg jeta un grand froid entre les vieux amis. Ilkar devait mettre en place un contrat pour Mila, mais les négociations prirent une tournure inattendue et Borgvald, devinant ce qu’il s’était passé, fut pris d’une colère noire quand il retrouva ses papiers éparpillés dans toute la pièce.
Sa colère retomba au fil des jours jusqu’à ce que les 2 hommes prennent la décision de changer d’air un temps. Ils se sentaient étouffés par l’auberge, le service et ils se ramollissaient tous deux. Comme à la bonne époque ils partirent dans l’heure emportant avec eux le strict minimum et … sans rien dire à Mila.

Après de longs jours à écumer le grand nord, ils revinrent aux 3 rivières. Ilkar attendait au château quand Borg était passé ramener Mila pour ses retrouvailles.
« Comment va-t-elle réagir en me voyant ? » se demandait le jeune homme. Naïvement il s’imaginait la petite blonde se jeter à son cou en pleurant de joie. La porte s’ouvrit et derrière Borg, elle était là.
Ilkar sourit. Lui d’habitude soigné et propre, après plusieurs semaines en montagne n’était pas bien engageant. Mila s’approcha vers lui et avant qu’il ait pu ouvrir la bouche, elle lui asséna une bonne gifle avant de disparaitre dans le vestibule du château. Ilkar resta là un instant, se massant la joue :
« Quel idiot, comment il aurait pu en être autrement ? » se dit-il à lui-même en souriant.
Puis il entra.

Le lendemain, Ilkar arriva à l’auberge, fier, propre et portant son gilet favori. Il trouva Mila et Sanrangerel au comptoir en grande discussion. Ilkar profita de la présence de la guérisseuse pour prendre des nouvelles des exilés.
Un peu plus tard, Borg puis Ghalall fraichement nommé Iarl de son village, firent leur apparition. Tout semblait se passer pour le mieux quand soudain, des jurons retentirent à l’étage. Ilkar vit Mila se raidir et monter précipitamment à l’étage. Elle en descendit quelques secondes plus tard au bras de l’artiste Matado affichant un grand sourire … Une attitude qui parut suspecte à Ilkar.

Ce dernier s’arguait d’avoir payé à l’avance et demandait son repas et sa boisson promptement. N’étant pas au courant des affaires en cours, Borg parti en cuisine et Ilkar servit à table, Sanrangerel et Ghalall se mirent eux aussi à table. Mila sur les genoux de Matado. La discussion entre les convives allait bon train. Borg et Ilkar debout un peu en retrait. Ilkar se pencha pour chuchoter à son compère :

« Regarde-la, on croirait une jeune fille en fleur avec ce type »

Borg jeta un regard dans la direction de Mila puis répondit à Ilkar sur le même ton :

« Elle faisait de même avec toi fut un temps tu ne te rappelle donc pas ? »

Ilkar se redressa l’air vexé en regardant Mila et Matado puis s’en retourna derrière le bar.
C’est alors que l’artiste d’un ton aussi léger que méprisant lança qu’il ne résidait ici que des individus à l’intellect limité. Une phrase qui fut reçue par les autres clients comme une insulte.

Le Iarl Ghalall eut beau l’inviter à surveiller ses paroles et s’excuser, Matado n’en fit rien. Du bar Ilkar observait encore la réaction de Mila qui restait impassible aux paroles de l’homme sur lequel elle était assise. Le tavernier nettoyait ses choppes quand il vit Borg se déplacer sans un mot derrière l’artiste. De là où il était placé, il vit la main de Borgvald se poser sur l’épaule de l’artiste. Ce dernier arracha un cri de surprise et de douleur. Les excuses ne venant pas, le cimmérien, d’un geste rapide comme l’éclair fut basculer l’homme en arrière. Par cette manœuvre la danseuse valdingua elle aussi au sol. Mais Borvald n’en avait cure, insulté dans sa propre auberge, s’en était trop. Aussi silencieux que déterminé il traina l’artiste en dehors.

« Arrêtes Borg, tu vas le tuer !! » hurla Sanrangerel horrifié par la scène et imaginant le sort réservé à l’insolent invité.
Mila se releva et plongea derrière le comptoir. Ilkar laissa tomber immédiatement sa chope et son tissu il savait ce qu’elle venait chercher. Au moment où la danseuse retira le poignard calé entre les pierres du comptoir, la main du jeune homme lui agrippa le bras.

« Borg ne va tuer personne !! Pose ça ! » cria-t-il.

« Lâche moi Ilkar !! » cracha Mila les yeux flamboyants.

Ghalall qui avait mis plus de temps pour réagir vint se positionner derrière la danseuse et attrapa les épaules de la petite blonde pour tenter de l’apaiser.

« Ne me dit surtout pas ce que je dois faire Ilkar ! Lachez moi je vous dis !! » lança encore Mila folle de rage. De sa main encore libre elle entailla la main du iarl.

« Ghalall retient la, bordel !! » cria Ilkar.

Ghalall lâcha quelques secondes son étreinte surpris et Mila en profita pour mordre le tavernier à l’épaule afin qu’il lâche prise lui aussi. D’un geste réflexe et non contrôlé Ilkar agrippa la danseuse à la gorge ce qui lui fit desserrer la mâchoire et reculer d’un pas en toussant.

Pendant ce temps Borg, qui trainait l’artiste, s’arrêta en haut des escaliers puis l’en balança en contrebas sans aucun ménagement. La chute fut lourde et arracha à Matado un nouveau cri de douleur, son poignet semblait cassé. Borgvald qui ne comptait pas en rester là commençait à descendre les marches lorsque la main de Sanrangerel se posa sur son épaule signifiante qu’il avait eu son compte. Le Cimmérien s’en retourna dans l’auberge. Quant à Matado, il se releva péniblement et s’enfuit en courant dans la nuit.

Ilkar essayait tant bien que mal de retenir la danseuse sans pour autant la blesser ce qui n’était pas chose facile. Les jurons et les coups de pied pleuvaient sur eux et Ilkar balaya les jambes de la danseuse qui tomba au sol. Ghalall la maintenait au sol quand la voix de Borg retentit.

« Lachez là !! C’est terminé. »

Mila se releva et lança immédiatement son poing dans la figure du Iarl. Le coup ne fit même pas vaciller le gaillard mais le geste était clair.

« Ne me redis jamais ce que je dois faire Ilkar !! » cracha-t-elle.

Ilkar était lui aussi furieux mais garda le silence, profondément déçu. Il se demandait ce qu’il se serait passé s’il avait laissé faire la danseuse …
Elle sortit en passant à coté de Borgvald, sans aucun mot, aucun regard.
Ghalall et Sanrangerel étaient confus par tout ceci et prirent rapidement congés, la main de Ghalall était ouverte et il fallait lui appliquer les premiers soins.
Borgvald et Ilkar restèrent à parler un bon moment. Ils furent interrompus par 2 hommes de la Fosse mais ils n’avaient pas la tête au service après cet épisode houleux. Ils fermèrent l’auberge …

C’était la dernière fermeture avant l’incendie.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Eliania le Mer 10 Jan - 15:22

Elle allait le tuer.
Le tuer, et puis l’autre aussi. Les deux.

Perchée sur son panneau, les yeux dans le vague, les pieds battant l’air, elle réfléchissait aux derniers évènements.
La danseuse disait partout que Borg était occupé sur son château et qu’Ilkar était « dans le coin mais pas là » mais elle savait que ce n’était pas vrai. Les deux s’étaient juste envolés sans rien lui dire.

Les premiers temps elle a continué comme d’habitude, ouvrir, servir à boire à Ghalall, écouter les histoires des uns et des autres. C’est  bien pour ça qu’elle reste, les histoires, les informations, savoir, encore et toujours…
Le paiement… c’est accessoire. De toute façon elle croulait sous les tenues, et qu’est-ce qu’elle aurait voulu d’autre ?

Ca la fait sourire cette idée, c’est la grande question, celle qu’ils posent tous :
« Qu’est-ce que tu veux Mila ? ».
Tout ? Rien ? Pas la même chose qu’hier ? Qu’il y’a une heure ? Et que dire de demain…

La blonde pousse un long soupire et tape un coup sec du pied sur le panneau.
Il est parti sans rien dire et ça la rend furieuse.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

« Mila, faut qu’on discute. »

C’est Borg qui débarque la bouche en cœur au pied de l’auberge pour l’emmener au château.
Elle l’aurait bien envoyé chier pour finir tranquillement sa conversation avec Sanrangerel, mais la curiosité était la plus forte. Il fallait qu’elle sache.

Mais Mila était tendue, crispée. Elle ne lui a pas adressé la parole dans l’ascenseur et quand il a ouvert les portes, elle a aperçu un Ilkar tout sourire, sale et n’ayant pas croisé un bain depuis trop longtemps.
C’est le sourire qui l’a enflammée. Il osait sourire, comme si de rien était. Manquerait plus qu’il lui demande comment elle va et elle le…
…la claque était partie.

La danseuse ne lui jette même pas un regard pour s’engouffrer dans la salle à manger du cimmérien et s’adresser seulement à lui pendant une bonne partie de l’entretien qu’ils ont pu avoir.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le lendemain, la tempête passée, ils s’étaient retrouvés.
Avant la visite de la taverne du nord, le tavernier et la danseuse avaient pris du temps, discuter, se mettre à la page des dernières informations, faire la paix.

Et le soir venu, la vie à l’auberge reprenait presque comme si rien ne s’était passé.
Jusqu’à ce que l’artiste, qu’elle avait laissé prendre une chambre sans payer, décide de se brûler et de pousser un tas de jurons audibles depuis la salle.
Mila avait déjà oublié qu’elle l’avait croisé la veille et qu’après échanges elle lui avait laissé une des chambres là-haut sans autre contrepartie que sa satisfaction à savoir que ça ferait chier les aubergistes. Elle allait quand même leur faire payer l’abandon. Hors de question qu’ils s’en sortent aussi facilement.
Matado était un homme raffiné, poli… trop poli pour être honnête. Mais quand il lui a proposé son bras pour descendre, elle n’a pas hésité une seconde.

Ilkar, la prochaine fois tu hésiteras deux fois avant de disparaitre.

C’est tout sourire qu’elle est restée accrochée à son coude, le tavernier transpirant la jalousie par tous les pores de sa peau.
Quand le dessinateur ne l’a pas lâchée pour aller s’assoir et l’entraîner sur ses genoux, elle l’a laissée faire de bonne grâce.  Si en plus il jouait le jeu, sciemment ou non…
La danseuse jubilait.

Mais ça a été de courte durée, Matado poussant un peu trop sa chance et sa grande gueule en attaquant les cimmériens.
Mila ne disait rien, et laissait les comptes se régler entre ceux que ça concernait. Mais avec deux représentants du peuple dans la pièce, le ton ne pouvait que monter.
Elle était concentrée sur Ilkar, elle avait bien vu son petit manège avec Borg, ses regards furieux en coin, et ce petit sourire quand l’artiste avait insulté la patrie de son confrère.

Quand Borg est venu poser une main ferme sur son épaule, il s’est accroché à elle. Il avait bien choisit où poser ses mains, bien trop poli pour être honnête pensa-t-elle à nouveau.
La danseuse, après avoir légèrement redescendu les mains de l’artiste, lui a chuchoté de s’excuser. Même si il n’en pensait pas un mot, au moins, ça calmerait les esprits.

L’aurait-il fait ? De toute façon il n’en a pas eu le temps, Borgvald l’a extrait de sa chaise violement, envoyant la danseuse s’écraser sur le plancher de l’auberge.
Mila s’est relevée d’un bond une fois la stupéfaction passée et l’artiste trainé dehors.

Et c’est furax qu’elle s’est jetée sur le comptoir pour glisser de l’autre côté et se saisir de l’arme qui traîne toujours dans ce coin.
Mais s’était sans compter Ilkar qui était à côté et qui lui a saisi le poignet en l’invectivant.
Le regard que lui a lancé la danseuse à ce moment-là ne laissait pas de doute sur sa détermination à sortir de l’auberge. Elle lui a demandé de la lâcher, une fois, deux fois. Mais c’est quand Ghalall est venu s’emparer de son autre poignet, armé, qu’elle est devenue hystérique.

Pour qui ils se prennent ? Lui dire ce qu’elle doit faire et l’entraver de cette manière ?
Refusant de lâcher le poignard pendant de longues minutes, Ghalall prend la décision d’attraper la lame à pleine main. La danseuse finit par laisser l’arme, ça n’a aucune importance. Ils doivent lâcher prise. Les mains retenues, elle balance des coups de pieds, et finit par planter ses dents dans l’épaule du tavernier qui vient lui serrer la gorge de sa main libre.

Nouvelle stupeur, et un cran de plus atteint dans la fureur incandescente de la danseuse, qui ne se calmera pas plus quand Ghalall la plaquera au sol après que l’aubergiste lui ait fauché les jambes d’un coup de pied.

A deux pour contenir une danseuse…
Tout ce qui s’est passé avant est oublié, il n’y a plus qu’Ilkar et les paliers sans retour qu’il vient de franchir.

C’est quand la voix forte et claire de Borg retenti que tout s’arrête.
Ghalall la relâche doucement et vient se mettre devant Ilkar pour le protéger. C’est donc le cimmérien qui prendra le coup de poing quand la blonde se sera relevée.
La danseuse ne grimace pas, ne cille pas, mais son poignet la fait déjà souffrir.

Elle récupère le poignard et sort de l’auberge en crachant au Zingarien de ne plus jamais lui dire ce qu’elle a à faire.
Les bras barbouillés par le sang de Ghalall, en tenue du sud, elle part en courant de l’auberge.
Elle ne cherche pas l’artiste, elle n’en a déjà plus rien à faire depuis un moment.

Mila doit se calmer, ou trouver de quoi passer ses nerfs.

C’était sa dernière soirée en tant que danseuse de l’auberge, avant l’incendie.
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Message par Solaris le Lun 19 Fév - 23:15

Les compagnons partirent pour explorer les changements survenus au sud. Des rumeurs annonçaient la venues de nouveaux exilés... peut-être de nouvelles affaires étaient possibles
Borgvald s'était renfermé chez lui depuis la vilaine blessure qu'il avait reçu de la part d'un rhino noir un peu plus excité que les autres.... Sa cicatrice était affreuse, même si sanrangerel avait fait tout son possible pour rattraper le coup, la couture ressemblait plus à un coussin....

S'il tenait cette Mila...

Quelques jours plus tôt, malgré sa convalescence prolongée, Ilkar avait fait appel à lui pour un contrat un peu particulier... qui, dans l'ensemble se serait pas trop mal déroulé si cet aquilonien s'était tenu à distance avec cet archer...

Ils prirent donc la route, discutant en chemin, et passèrent par la taverne, pour y commander un verre.
Les deux mercenaires ne découvrirent qu'une porte close et un silence inhabituel. Ils quittèrent donc cet endroit.

Se dirigeant vers le sud, il aperçurent au loin une bâtisse qu'ils n'avait jamais vu auparavant. Se rapprochant tranquillement Borgvald senti une flèche le frôler au niveau de l'oreille gauche, puis une autre qu'il esquiva en se laissant tombé au sol. Il rentra dans une rage dont il n'avait pas fait preuve depuis de longues années. Il s'était juré de ne plus jamais utiliser un arc mais alors qu'Ilkar lui faisait signe de partir pour rester discret, Borgvald lui arracha son arc des mais et lui prit quatre flèches de son carquois. Il se cacha derrière un rocher et ajusta son tir. Une flèche, puis deux, puis trois... Le premier archer était déjà mort. Un deuxième venu lui prêter main fort banda son arc mais Borgvald ne réfléchissait plus il décocha sa flèche qui fît mouche. L'archer surpris par la rapidité du tir fût déséquilibré par le choc et il tomba en bas du rempart. Sa soif de sang était rassasiée. Il se dirigea vers Ilkar, lui tendit son arc sans rien dire et continua son chemin comme si rien ne s'était passé...
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Mar 20 Fév - 14:17

Le vent emportait peu à peu les restes carbonisés de l’auberge des 3 rivières. Ilkar et Borgvald avait décider de tourner la page et de s’installer au nord. Ilkar passa par plusieurs phases. La colère fut remplacée par le doute. Le doute fut remplacé par la certitude.

La certitude qu’il avait fait une erreur en suivant Borvald dans le nord. Le froid, la pluie … Le jeune homme souriait en entendant Mila se plaindre de ce climat lors des soirées à l’auberge. Il se disait qu’elle était simplement trop douillette pour les basses températures.

Mais ce que l’ancien tavernier apprenait à ses dépens, c’est que rendre visite à une connaissance au nord pendant quelques heures et y vivre, sont deux choses complètement différentes !!

Ilkar pris la décision de repartir plus au sud, un endroit plus chaud et moins coupé des autres exilés et décida de se fixer sur un plateau rochaux en frontière du nord et du sud, non loin des forges de Ard et de l’Oasis de Ameseteb. Les quelques hommes qu’il avait emmenés avec lui se mirent au travail.

Au fils des jours, le campement pris forme, Ilkar supervisait le tout d’une main de maitre et très vite le campement était monté. Grace à l’esclavage, les rangs des travailleurs grossissaient, le camp devint plus confortable. Ce qui attirait les exilés. C’est après quelque semaine que l’ancien tavernier, malgré lui se retrouva à la tête de la confrérie. Une véritable organisation de mercenaire. Borg qui n’avait plus donner de nouvelle depuis sa mésaventure avec le rhinocéros noir se présenta au porte du camps en grande forme.

Après avoir y avoir fait le tour, il lança à Ilkar :
« Où sont mes quartiers ? » avec un petit rictus moqueur.
Le jeune zigarien le connaissait assez pour savoir ce que ça voulait dire. Le duo de mercenaire allait se reformer ici et maintenant.
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Solaris le Mer 28 Fév - 9:13

Il revenait de la chasse, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fait d’exercice. Arrivé au campement, Il fut surpris par la présence d’Ilkar dans sa chambre. Manifestement il l’attendait. Il avait déjà pris ces armes et il lui raconta les conclusion de l’Ecclesia qui avait eu lieu auparavant. Une sorte de réunion dirigé par un certain Meraxes. Cet inconnu avait décidé de prendre la direction des enquêtes menées sur les dernières explosions. Plusieurs personnes ont accusé Mila d’avoir commis ces méfaits mais elle en est sortie libre et non inquiété. Est-ce donc cela la justice de ce Meraxes…. C’est un imposteur dont je ne reconnaîtrais jamais l’autorité… Après avoir entendu les explications d’Ilkar sur la capture de Mila et son emprisonnement, ils tombèrent d’accord pour aller lui rendre une petite visite « amicale ».
Oh la forteresse était bien belle, construite au dessus d’un pont en ruine accessible par un monte-charge. Cela pouvait bien être impressionnant mais le sang était monté à la tête de Borgvald. Cette nouvelle provocation ne resterai pas impuni…. Oh non….

L’homme se présentant comme Meraxes et maître des lieux ouvrit la porte aux deux compagnons. c’est alors qu’il vit Mila assise sur le bord d’une terrasse en train de siroter un thé…. C’en était trop ! Une prison ? Ça ?! Il regarda Ilkar furieux et suivirent le groupe.

La forteresse était bien gardé c’est une certitude, des archers était posté un peu partout et veillaient sur les deux « invités »
Sigvard se tenait là près de Mila qui ne semblait pas inquiété par la situation. Comment l’aurait-elle pu, elle est ici a regarder la vue qui se présente à elle… Belle vue d’ailleurs…

Il lui posa plusieurs fois la question mais elle l’ignorait, c’en était devenu insupportable pour Borgvald. Ilkar lui, ne disait rien, il semblait accepter la situation…
Voilà maintenant qu’elle sourit et refuse de le regarder. Elle poursuit dans sa provocation… Qui pourrait lui en vouloir?! elle se trouve ici en position de force avec des larbins à sa solde !

Il lui prit le bras juste pour qu’elle le regarde dans les yeux et qu’elle lui dise pourquoi elle avait agit ainsi…. Mais Méraxes... ce juge de pacotille…. Commanda à ces hommes de le braquer avec leurs arcs.
Il ne valait pas mieux que Mila, ils étaient ensembles, sa réaction le rendait complices de ces actes aux yeux du Cimmérien. C’était au tour d’Ilkar de lui mettre un pain dans la gueule… pas qu’il soit fort mais la surprise du coup lui fit perdre l’équilibre. Il se retrouva au sol mais entraîna Meraxes dans sa chute. Sa rage se fit si forte qu’il ne senti pas la douleur du choc et de sa lèvre coupée. Meraxes se sentait investi d’une mission divine et dans sa grande bonté accepta de laisser la vie sauve au cimmérien… Mais ce qu’il ne savait pas c’est qu’il venait de réveiller la bestialité de ses ancêtres. Un cimmérien n’abandonne jamais sa hache…. Du moins c’est l’enseignement qui lui restait de son père !

Borgvald ignorant les menaces qu’il n’entendaient plus tant sa rage était extrême, monta récupérer sa hache au pied de Mila sans dire un mot. C’est alors qu’il reçu une flèche dans le mollet droit. Ignorant la douleur de cette première flèche il se releva et reçu de nombreuses autres flèches. Une parvint à trouver un point faible de son armure et se logea dans son épaule gauche. Un autre homme dont il n’avait pas saisit le nom lui mit une lame sous la gorge mais Borgvald ne ressentait plus la peur de la mort. Il avança tout de même vers la sortie, boitant et blessé, accompagné de cet homme et d’Ilkar qui n’avait pas bouger d’un pouce….

Il s’en souviendrait….
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Re: Les chroniques des deux mercenaires

Message par Wandrall le Lun 12 Mar - 20:02

Les yeux mi-clos et l'esprit embrumé par la drogue et les effluves, l'ancien aubergiste s’éveillait lentement du coma.
Nu, allonger sur la table sacrificielle en pierre, attaché il tenta se se rappeler.

Le verre empoisonné, le rituel obscur et pervers au nom d'une divinité inconnue pour lui. Un subtil mélange de douceur et de douleur. Finalement, elles lui entaillèrent chaque poignet. Le geste était précis. Ilkar n'avait presque rien senti, anesthésié par le poison qui courait dans ses veines.
Lorsqu'il eut l'esprit un peu plus clair il tenta bien de se libérer, en vain. Maintenant il était trop faible pour quoi que ce soit.

Naïvement, il espérait voir Borgvald, son fidèle ami, défoncer la porte à coup de hache pour le sortir de ce mauvais pas. D'ailleurs, le cimmérien avait raison en fin de compte : « C'est une femme qui aura ta peau » lui rabâchait-il. Consterné par ses écarts avec la gente féminine depuis qu'il travaillait ensemble.
S'il avait du miser, il aurait choisi Sanrangerel ou Mila. Mais celle-ci, il ne l'avait pas vu venir.

Le sang coule encore dans les sillons de la roche. Qu'est ce qui allait se passer après ? La guerre éclaterait-elle ? Qui serait le prochain à le suivre ?
Le mot, griffonner à la va-vite, sur son bureau avant de partir du campement pour la dernière fois. Est ce que Borg le trouvera ?
Ilkar s'en fou dans le fond, mais sa curiosité est insatiable. Et il espère qu'elles paieront aussi.
Il ferma les yeux, s'abandonnant aux senteurs exquises et hallucinatoires. Ce satané serpent doré toujours fixé à son poignet, pourtant, il est libre maintenant.
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