Les Sagas d'Ymirsson

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Les Sagas d'Ymirsson

Message par Sigvard Hálfdan le Mer 28 Fév - 18:30


Les Sagas d'Ymirsson

«Les tambours de guerre se mettent en marche.»





Auður er glataður
línurnar fara út
og menn deyja á sama hátt.
En aldrei farast
álit og frægð,
orðspor þeirra sem hafa það gott.



A nouveau, le soleil se lève sur ces terres abandonnées de tous et dés l'aube vient rugir la cacophonie du marteau contre l'acier, les forges sont allumées et ne semblent pas prête à se rendormir, tel le dragon sous la montagne. Mes yeux s'ouvrent et me confronte à la réalité, un mal de tête qui ne veut pas s'enfuir, qui reste ancré dans mon crâne, il frappe mes tempes comme on frappe les tambours.
Une expiration, puis deux, il est l'heure de se lever. Je laisse femme et bon coeur sous mes draps aujourd'hui, car aujourd'hui, il n'y a pas lieu à ça. D'un pas, je me dirige vers la table, d'une poigne, j'en prend ce qu'elle recèle. Ce ne sera pas le tissu et la fourrure que je porterais, pas cette fois. Je sais que tous sont déjà levés, pourtant, je n'entend que le tintement des marteaux. Ils sont prêt eux aussi. J'enfile le cuir bouillit puis mon pantalon, aucun mot, aucune pensée ne veut se déclarer, il n'y en n'a plus besoin. La maille alourdit alors le poids que je porte sur mes épaules, un fardeau dont j'ai besoin pour ne jamais oublier mes responsabilités. C'est moi qui les ait conduit à cet instant, les morts en seront marqués, les victorieux s'en souviendront.
Une fois la maille et les ceintures misent, je m'empare de l'épaisse fourrure de loup pour la passer sur mes épaules avant de descendre les escaliers, en bas, le silence règne toujours autant, mais je l'embrouille en me préparant à manger, on ne part jamais le ventre vide. Une fois repus dans un repas sans bruit où je me refuse de réfléchir, je me lève et m'approche du coffre, l'ouvrant alors, elle m'attends là. D'une main, j'attrape son bois et la soulève pour en admirer ses courbes avant de la glisser contre ma ceinture et je me tourne enfin vers la porte. Une main sur la poignée, je le sens, ma migraine est toujours là, tel un tambour de guerre, elle me le rappelle.
Le père de tous a faim.
Mon sang pulse sous ma chair, mon âme hurle, je rentre enfin à la maison tandis que j'ouvre la porte, ils sont là. A m'attendre, tous vêtu de mailles et de boucliers, se mettant alors à frapper leurs haches, leurs épées ou leurs casques sur le bois du bouclier, un rythme s'en dégage, un appel. Nous nous donnons tous rendez vous de l'autre côté. Je m'avance parmi eux, et vient m'emparer du casque qu'un de ses hommes me tend, le glissant sur mon crâne, ma migraine résonne d'autant plus, mais à présent, elle n'est plus douloureuse, non, elle est tentatrice. L'aube s'est levée, et nous sommes prêt. Le cor sonne une nouvelle fois sur Ymirsson, et ses fils en sortent comme les enfants du ventre d'une mère, nous avançons au son des armes contre le bois, la hutte des pêcheurs dort encore. Demain, l'aube sera rouge. Ymir, regarde nous, nous t'offrons un festin.


Ymir, þessi skemmtun er fyrir þig....




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Re: Les Sagas d'Ymirsson

Message par Sigvard Hálfdan le Sam 21 Avr - 0:39


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«La déchéance d'un clan.»





Ósættanleg maður
verður beygður á að gefast upp sálina
ef hann horfir ekki á kornið.
Við förum oft rangt
meðal fólks með skynsemi
í augum maga hans.


La nuit est le royaume de l'obscurité, c'est en son sein, que se réveille les noirceurs de l'âme des mortels. C'est sous sa cape, que les prédateurs chassent, c'est sous son regard, que le sang coule. C'est dans ce royaume, qu'un aesir se perd. Avançant dans l'herbe encore humide de la rosée nocturne, un bouclier accroché au bras, de l'autre une hache tenu fermement, malgré l'absence de lumière, il ne semble pas hésiter à guider ses pas, ses jambes avancent, elles ne doutent pas. Puis finalement, une lumière perturbe les ténèbres. Une tente avec un foyer juste devant, un homme qui semble chercher à prolonger l'agonie de ce feu, les autres ne sont pas là. L'aesir ne s'arrête pas, il ne cherche pas à être le tigre tapit dans l'ombre, mais plutôt, la furie vengeresse.
Ses pas sort l'homme de sa léthargie, cherchant à voir ce qui s'approche, mais le temps n'est pas à l'hésitation, à peine a t il compris qu'il s'agissait d'un homme et de pousser un hurlement d'alerte en cherchant à se relever, que le fer du bouclier vient percuter sa mâchoire, un bruit sinistre s'en dégage, mais à présent, il ne fait plus que gindre sur le sol, cherchant à se dégager, malheureusement, la hache suivra bientôt sa chute pour s'abattre sur sa tempe, l'enfermant ainsi dans le silence éternel.
L'aesir a tout juste le temps de réussir à détacher la lame de sa hache des os crânien du cadavre que deux hommes sortent de la tente, épées en mains, ils hurlent, prêt pour la guerre, comme tout bon vanir le ferait. La bataille s'engage alors, les coups pleuvent et le bouclier commence à avoir du mal à tout encaisser, pourtant, chaque coups, et comme un son de tambour, un son qui rapproche un peu plus ces trois hommes de leur dieu.
Ô Ymir regarde les, tout ça, c'est pour toi.
L'aesir fatigue et perd du terrain, mais la nuit semble jouer son œuvre, avec le feu mourant, les deux autres commencent à hésiter dans leurs coups, ne voulant pas se blesser entre eux. C'est alors que comme le tonnerre, la hache vient effiler la cuisse gauche d'un des roux, qui s'écroule alors. Mais il n'y a pas de place pour la surprise, et un coup de pied vient frapper le bouclier de l'aesir qui s'écroule à son tour, l'épée file et vient s'enfoncer dans son flanc, la douleur est vive, puissante. Cela faisait combien de temps que le fils du gel n'avait pas connu pareil douleur ? Trop longtemps. Elle pulse, saigne, mais surtout, rappel à quel point il doit tenir à la vie. La douleur ne doit pas être un facteur d'echec, mais un moteur. Il hurle, ses muscles se crispent, se tordent, mais ne lâche pas. D'un coup de bouclier, il repousse l'homme. De ses pieds, il encercle les sien et le fait tomber. Cela lui demande un effort surhumain de se redresser, sa hanche le rappel à l'ordre, mais il refuse de l'écouter, ce n'est pas le moment, pris de fureur, il ne voit plus, il ne sait plus. Son bouclier se lève et vient percuter le visage du rouquin, une fois, deux fois, trois fois, il en perd vite le compte. Le sang n'est pas visible sous l'obscurité, la lune est cachée par les nuages, pourtant le liquide qui s'écoule du bois de son bouclier est un rappel, mais ce n'est pas assez, sa fureur l'empêche d'arrêter, même après que les cris se soient tu, jusqu'à ce que finalement, l'épuisement l'arrête, son souffle n'étant plus que le seul bruit venant de ce camp endormi.
Un regard se lève vers ce qui vient de se passer, la fureur refuse de laisser sa place, pourtant, elle n'a plus rien à dévorer à présent, maintenant, c'est au tour des conséquences de ce réclamer. L'aesir fini tout de même par se lever, il ne fallait pas rester ici, d'un pas lent, il reprit sa route, un tissu sur sa plaie. Demain, on ne sait jamais de ce que cela sera fait.



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