Souvenirs de « Zingaro »

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Souvenirs de « Zingaro »

Message par Aorthar le Jeu 22 Fév - 15:57

.... Les premiers jours ....

Terre aride dénuée d’embruns…sera ma dernière demeure…
Un sifflement sourd, puis un bruit sec, un poignard enfiché à la corde de mon poignet droit…
Mon regard vacille, je n’ai pas plus la force d’avoir soif… mon souffle sort par de petits à-coups de ma bouche presque figée, où la salive n’est plus…
J’entends des cris, des grognements, ça se rapproche, sous le poids de mon bras la corde entaillée cède, le libérant et le faisant retomber le long de mon corps…
Coupable je le suis, la sentence s’approche, battu à mort ? Le ventre ouvert par des crocs ? Peu importe… je n’ai plus la force…
J’entends une impulsion lourde non loin, puis, une femme au regard figé vient s’écraser contre moi, derrière elle, une créature a sa nuque dans la gueule… l’heure du repas sans doute …
Le corps de la femme retombe inerte au pied de ma croix, la bête venait de la lâcher, et elle ouvrait sa gueule vers moi, entamant un feulement…
S’en était trop…une phrase de mon père me traversa l’esprit « Quand on tue on ne raconte pas sa vie » … Je mis mes dernières forces dans ce bras mou… qui se durcit pour attraper le poignard planté dans le bois de ma croix et l’enfoncer dans l’œil du prédateur qui allait bondir pour me saisir à la gorge.
Peu importe le temps qu’il s’était écoulé, lorsque je rouvris mes yeux, je mis quelques instants à me rendre compte que j’étais affalé sur le cadavre d’une créature, qui elle-même se trouvait sur celui du corps de la femme. Mes yeux cherchaient le poignard, sans y parvenir, il avait disparu. Je me relevais avec peine, et petit à petit je me remis en marche, faible, mais vivant. J’étais nu et j’errais sous cette chaleur, en me dirigeant vers le voile brumeux, avec un peu de chance il pouvait être dû à la présence d’eau. Pas après pas, chute après chute, les berges d’un fleuve sinueux commencèrent à se dessiner, et je fus porté par l’espoir de pouvoir boire pour combler le reste de la distance qui m’en séparait.
Je plongeais ma tête une fois tombé à genoux sur la berge et je bu une fois l’eau redevenue claire … je pouvais sentir le chemin que le liquide dessinait en moi, apportant la vie, je n’avais jamais bu d’eau aussi bonne ... et je me mis à rire en silence…
Un cri, mi plaintif, mi gémissant fut porté à mes oreilles, je décidais de regagner les hautes herbes et de m’en rapprocher, des survivants sans doute. Quelques dizaines de mètres plus loin je surpris une scène étrange. Un homme tenant le poignard que je reconnu menaçait une femme qui servait de jouet sexuel à deux autres hommes non armés. Je disparu lentement de là où je venais et durant la semaine qui suivit j’ai décidé de vivre non loin d’eux, récupérant mes forces en silence.
La septième nuit était une nuit noire. Je voyais leur feu de là où je me trouvais, et les cris de la fille qui étaient au début vigoureux, au bout de 7 jours n’étaient plus qu’une plainte… teintée presque d’un début de plaisir, peut-être simulé pour faire en sorte que cela ne dure pas trop…d’autant plus que deux autres personnes avaient rejoint leur groupe.
Arriva le moment où, ils décidèrent de posséder la fille à 3. La brise de la nuit poussait mon odeur loin de leur campement de fortune, et la vase qui le recouvrait se mariait bien avec l’herbe où il se trouvait. Je tenais dans mes mains deux cailloux solides. Un bond et me voilà derrière l’homme sans couteau, abattant les deux cailloux sur ses tempes. Un coup de pied à l’homme au couteau pour le pousser plus loin. Deux pas longs et me voilà au contact avec celui qui se faisait sucer, son regard encore surpris venait de recevoir un crochet du caillou droit, lui disloquant la mâchoire sur le coup. Un pas sur le côté en lâchant les cailloux et me voilà sur les cervicales de celui qui sodomisait la fille, un claquement sec et il s’effondrait sur la fille et leur poids ajoutés immobilisait le type qui se trouvait sous elle. Son regard aussi je m’en souviens, juste avant de recevoir mon talon a plusieurs reprises dans le nez, ma rage exultait enfin.
Je fus trop lent… une douleur vive sur mon flanc droit, mordant ma chair. Je vins saisir le poignet qui tenait le poignard enfoncé en moi. Le poignard cette nuit-là ne tua qu’une personne, et ce n’était pas son porteur, qui lui mourut d’une façon inhumaine et bestiale, que mon esprit préfère éluder.
La fille me demanda de la soulager, elle me supplia même, sa voix m’indiquait qu’elle était brisée au-delà de ce qu’il était possible de rattraper. Je le fis faisant en sorte de la faire souffrir le moins possible. L’adrénaline retombant je commençais à souffrir à mon tour, l’entaille était belle et je perdais mon sang. Les jours qui suivirent furent les plus durs. Se recoudre avec un os taillé en pointe, et de l’herbe tressée, les jours passés à agoniser près d’une flaque d’eau filtrée au fond d’une grotte, attendant simplement de fermer les yeux pour la dernière fois. Et pourtant quelque chose rendait ce dernier fil de ma vie incassable. Je ne saurais dire combien de temps j’ai passé dans cette grotte, fiévreux et vêtu d’un pagne rafistolé. Je finis par avoir la force d’en sortir et à me préparer à être plus autonome et plus mobile. Au début je ne faisais que de petites sorties pour me nourrir de cueillette, et puis au fur et à mesure je me sentis près à l’exploration de ce fleuve qui semblait serpenter vers le nord.

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Re: Souvenirs de « Zingaro »

Message par Aorthar le Ven 23 Fév - 11:38

Les jours s’enchaînaient, et ma solitude grandissait, lorsqu’on est seul et qu’on se retrouve dans ces conditions de survie, on parle plus, et on pense juste, c’est apaisant, et parfois oppressant, une idée peut vite devenir assourdissante. Il y avait en définitive de la vie dans ce coin du monde, et des traces d’une civilisation révolue et ancienne, à l’égo et ou à la taille titanesque. Ce qui était étrange c’était ces constructions de roche noire et lisse, et ces visions de scènes du passé, que je pris pour des fantômes au début. L’endroit est étrange, comme si l’exil ne suffisait pas. Le seul contact avec les autres gens autour du fleuve s’étaient tous soldés dans la violence, au début j’étais accablé devant l’échec de ne pas parvenir à avoir un semblant de troc ou même une simple discussion, et puis on s’adapte à chaque victoire. Je me suis même entendu grogner, ce qui peut sembler ridicule, après coup…Je dors dans les arbres, y a moins de prédateurs…et mon odeur semble moins déranger la faune. Quelque chose me pousse à explorer l’endroit, c’est idiot comme pensée ça, tu voudrais faire quoi d’autre imbécile !
Me voilà arrivé non loin d’un camp assez grand, il y a visiblement beaucoup d’exilé de différentes origines, en contrebas d’un imposant bâtiment de cette pierre noire. Le contourner me prendrait des jours et l’escalade sans corde ou équipement meilleur je ne le sentais pas. La nuit venue je m’infiltrerais dans ce camp pour le traverser, mais en attendant cet arbre fera l’affaire, la nuit va être longue autant prendre des forces.
Au bout d’un moment les yeux s’habituent à l’obscurité, surtout quand la lune est un peu présente. Cela faisait des jours que je vivais la nuit, une sorte de prédateur nocturne. J’attrapais surtout de petits animaux, un collet par ci, coup de lance faite d’os dans le poisson qui dort … je me nourrissais, même si les condiments me manquaient, le sel surtout. Il y avait aussi quelques bonnes, baies, du moins quand on avait compris celles qu’il ne fallait surtout pas manger… et de bons fruits, rares cependant. Ce soir j’allais essayer de pêcher un gros poisson sur la berge, j’avais repéré un petit renfoncement avec une grosse pierre qui semblait creuse en dessous, et j’étais persuadé qu’ils devaient pioncer là-dedans. Je me dirigeais vers l’endroit, de plus en plus ramassé sur moi-même, les herbes hautes n’étaient pas de la hauteur d’un homme debout. J’arrivais près du lieu de ma pêche, et soudain je vis deux billes se refléter dans un reflet de lune. Je me ramassais le poignard à la main et fixait en direction de la créature qui en fit de même. Je commençais à m’approcher, lentement, et près à lui bondir dessus, et elle restait là figée et ramassée sur elle-même, en changeant de position je vis de longs cheveux ébouriffés, un visage sali qui semblait délimiter des traits fins, et j’eus l’intuition que c’était une femme. Elle était désarmée, et quand je me souviens de ce qu’il a fallu que je fasse pour posséder ce poignard… je m’approchais d’elle sans pour autant baisser ma garde loin de là, et je fis luire la lame pour qu’elle s’en rende compte. Une voix vacillante sorti de sa bouche :
« J’ai faim » en désignant le fameux rocher
Je hochais la tête lentement tentait de lui répondre avec le même son de voix, cela devait faire des semaines que je n’avais pas parlé :
« C’est mon caillou, mes poissons »
Elle répondit : « Prend les, laisse m’en un, et je te tiendrais chaud cette nuit » je ne dénotais pas de faiblesse ou de pitié, elle m’intrigua, et du poignard je lui dis : « Pêche »
Elle était vive et féline, elle se glissa dans l’eau et passa ses mains sous le rocher usant de ses hardes en lambeaux comme d’un filet ou d’un panier et bientôt 3 poissons de la taille de ma main venaient sautiller sur le sol devant moi avant que je les tue avec le poignard, et elle me rejoint. Je lui fis signe de me suivre et nous allâmes dans une petite grotte au plafond troué qui serait parfaite pour dissimuler le feu que nous allions faire.
Nous voilà dans cette grotte, les trois poissons à cuire enfichés dans des bouts de bois, nous salivions tous les deux à en baver, et je la voyais à la lumière du feu. Elle était fine, moins grande que moi mais pas minuscule. Elle était racée et ne parlait pas, en tout cas pas plus que moi. On mangea les poissons et elle finit celui que je n’avais qu’entamé, elle avait plus faim que moi, et ensuite elle brisa le silence :
« Tu vas vouloir me prendre » son ton était normal.
Je clignais des yeux, c’était en effet mon envie, mais comme si je venais de m’en rendre compte et cela me troubla, des jours passés à être une bête, me rendait là aussi, primaire et primal, je lui répondis :
« Oui » d’un ton tout aussi normal.
Elle leva les yeux sur moi, et à son tour elle me dit :
« Cela nous tiendra chaud, qui sait si demain je serais encore en vie »
La nuit fut longue, et le peu d’énergie apportée par les poissons fut consommé. J’ai encore son odeur en tête, elle me donna une leçon que je n’oublierais pas, et nous partageâmes qu’une nuit et depuis je ne l’ai jamais revue.


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Re: Souvenirs de « Zingaro »

Message par Aorthar le Mer 25 Avr - 17:45

Du balcon trônant au-dessus de l'oasis je vois et je perçois le désert qui m'entoure. Il est changeant, le vent le façonne et le modèle. Le long soupire qui s’échappe de moi témoigne sans doute de ceux que j’ai perdu. Ils ne sont plus, et mes souvenirs de solitude me reviennent, non pas pour m’accabler ou me terrasser de leur poids, je sais survivre seul, c’est juste moins agréable. Ici dans ce pays sans nom, qui regroupe trop de différences on se fait respecter ou on crève, que ce soit par la main d’un honorable ou par celles des hyènes qui laissent leur bave annoncer leur passage. Il n’y a ni loi, ni ordre, ni maître qui régit cet endroit, comme si c’était un abyme où l’on y place ce que l’on veut simplement y oublier. J’ai vu des gens continuer à vivre sans s’en soucier, faisant comme si cette barrière n’existait pas, ni nos bracelets, peut-être leur vie à l’extérieur était pire que celle d’un exilé, c’est encore qu’une question de point de vue après tout… Je dois me barrer d’ici d’une manière ou d’une autre, chaque jour qui passe me vide un peu plus, je sens ces barrières compresser l’océan qui gronde en moi. Je fouille chaque recoin, lit chaque tablette, vérifie chaque information, et puis j’ai rencontré leur derniers descendants…peuple décadent déchu… je n’ai que mépris envers vous qui avez eu recours à ces artifices pour faire de moi et mes semblables un esclave, et comme nos ancêtres en leur temps je trouverais un moyen de vous échapper, Mitra me guidera, car lui sait que mon âme est libre et que ma lame ne cille pas. Mon regard se reportant sur le petit marché en contre-bas, puis allant aux bains, du lotus aux deux pétales, contemple là les restes de la vision des Jumeaux de l’Oasis et du forgeron Macharius. Il n’y a bien que la pierre à avoir cette longue mémoire. La pierre du tertre se souviendra de Sanrangerel et la pierre des bains de Ashwaria, Ekaraj et Macharius. Leur projet était une bonne idée, du moins une idée saine, celle d’amener le sud à placer leur commerce sur cette petite place de marché, j’ai bien sûr adhéré à ce projet pour y mettre mon estrade de vente d’esclaves, et je leur doit bien de tenter de promouvoir à leur place cet endroit, même s’ils ont été tués par je ne sais quel décérébré qu’on a du enfermer ici… non pas que je vaille mieux que lui, non, loin de là… mais c’est dans la vengeance que je laisserais mon monstre se délecter le moment venu… si Mitra m’en donne l’occasion…
Il y a bien ce village au nord, au nom imprononsable, du temps où je m’y étais installé pour rechercher Ameseteb, Ankhti et Nat, en vain, une femme le dirige, et l’histoire qui l’entoure m’a intéressé, pas banale pour leur culture froide et fermée. Oui prenons donc ce cap dZingaro, toutes voiles dehors il en va s’en dire.


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Re: Souvenirs de « Zingaro »

Message par Aorthar le Ven 11 Mai - 22:41

Un messager envoyé par Valerio à Sanngjarnar y alla pour délivrer de vive voix le message suivant :
« Hegel, j’ai fait une découverte majeure en ce qui concerne nos recherches et notre objectif. Hâte toi le salut est proche. »
Quelques heures plus tard je vis la grande blonde approcher des bains de l’oasis là où je me trouvais.




La silhouette du marchand d'esclave est bien reconnaissable, il est là. Mathilde approche, plus pâle que d'ordinaire si celà est possible, plus solennelle, son visage baigné de tristesse.

« Ton messager arrive trop tard, Valerio. Hegel n'est plus. Il a trouvé la mort en explorant une caverne non loin de Sanngjarnar, à la recherche de la clef du bracelet. »

Valerio lèvera son regard vers Mathilde comprenant les mots et leur sens, Hegel lui avait paru vaillant, un bretteur prometteur, et un caractère trempé, et ils s'étaient trouvé un point commun celui de vouloir sortir de cette prison. Il répondait à Mathilde:
« Le destin des homme est bien étrange, et je suppose que ce que je lui réservait te revient, il était homme à en décider ainsi. Ecoute les paroles du zingarien Mathilde car ce soir elles auront une importance cruciale pour la suite de ta vie. »
La nordique laisse ses sourcils se crisper, sous un effort de concentration. Elle croise les mains sur la garde de son épée couverte de rune, lame qu'Hegel lui avait lui même forgée, s'y appuyant comme sur une cane.

« Que réservais-tu au forgeron, Valerio? »

La main de l'homme plongea dans sa besace usée pour en ressortir un objet en forme de pentagramme, fait de métal et de pierre, possèdent en son centre une pierre d'émeraude et tendit l'objet vers Mathilde tout en lui disant:

« Voici la clef pour ouvrir un bracelet, celle que j'allais donner à Hégel et qui te revient. Pour l'obtenir il a fallut endurer les pires fléaux de cette prison mais rien, pour ma part, qui ne vaille pas le prix de la vraie liberté. Prend là et fais en ce que tu veux, j'ai pris ma décision devant le tertre de Sanrangerel, et je répond à l'appel de l'océan et de la liberté, libre à toi d'en faire autant, sachant que tu ne pourra rien emmener de l'autre coté que ce que tu portes sur toi. »

Elle reçut l'artéfact, l'examina, entre douleur et espoir, en le faisant tourner entre ses doigts. Elle murmura:

« Partir d'ici...Par Ymir, je suppose que j'avais fini par y renoncer, par accepter d'être la gardienne d'une village mort, des ossements de mon amour, de mes frères d'armes. »
« Sortir, vraiment? Avec mon armure et mon arme? Mais...Les autres exilés? Que deviendront-ils? »

Le zingarien se tourna se mettant en chemin vers sa battisse et après avoir lâché un rire tonitruant et plein de vie il lui répondit sans se retourner:

« Quel prix accordes-tu à ta liberté ! Pour moi, vous tous réunis n'en valez pas un tiers ! Mathilde femme forte, laisse donc ces exilés qui ne sont pas tes enfants vivre ou mourir, nul ne se doit rien ici ! »

Elle suivit des yeux la silhouette du Zingarien, jusqu'a ce qu'il disparaisse à l'horizon. Il avait raison, elle ne devait rien à personne ici. Sauf aux morts. Alors, elle rangea la pierre précieuse dans sa besace, et remit son épée au fourreau, avant de reprendre le chemin de Sanngjarnar au pas de course.

Oui, elle prendra le chemin de la liberté. Des qu'elle aura remit ses affaires en ordre.

L’oasis recouvrait son calme une fois la grande blonde partie. Valerio retourna à sa battisse et convoqua Igor et Osgor, ses deux fidèles hommes, sur la terrasse. Les deux hommes étaient originaires du nord, et n’avaient rien de doux, de couard, de fin, ils étaient aux antipodes du Zingarien, sauf pour la douceur pensa t il…
Valerio désigna du doigt Igor qui s’approcha de lui.



« Tu seras le prochain Zingaro, tu porteras cette armure de plaque rouge qui vient du nord, et tu rempliras le métier d’esclavagiste aussi bien que j’ai pu le faire. Ne baisse pas le regard devant ceux qui n’ont de fort que le vent qui sort de leur bouche, ne tremble pas lorsque ta lame doit séparer la tête du corps d’un homme ou d’une femme, et ne souffre aucune autorité en ces terres car nul homme ou femme n’a plus de droits d’en exiger sa propriété que toi. »
Igor Tourna sa tête vers son frère Osgor, dont le regard bien que simple semblait lui démontrer de la satisfaction, puis il se retourna vers Valerio le zingarien.
« Chef… mais vous, vous faites quoi, on en avait parlé oui mais vous allez faire quoi ? »
Un sourire simple ourlera les lèvres du zingarien et ses yeux renvoyaient déjà les flots et les embruns de l’appel de l’océan qui l’attendait. Il avait rempli chaque quête confiée par l’archiviste et recouvert chaque artefact, et avait finit par reforger la clef qui lui ôta le bracelet.



« Moi ? et bien j’ai tiré ma peine, j’ai supporté les pertes, j’ai supporté les fous, j’ai aimé, j’ai souffert, j’ai haït… j’ai bien vécu cette partie de ma vie, il est temps que je parte vers de nouveaux horizons … Valerio ne portait rien sur lui et commençait déjà à s’éloigner…Oh Zingaro… dit-il à Igor qui portait maintenant ce titre ainsi que l’armure… surtout n’ai aucune pitié, laisse cela aux faibles qui se reconnaitrons…le rire du zingarien retentit. »




HRP: Sur le lit il y aura un bracelet ouvert pour ceux qui s’aventureront à prendre l oasis d’assaut. La quête de l’archiviste se conclue donc bien par la fabrication de la clef qui l’ouvre, comme le montre les images. Have fun ! Bad guy out !



Aorthar

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Re: Souvenirs de « Zingaro »

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