Journal de Meraxès

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Journal de Meraxès

Message par Laymore2 le Lun 12 Fév - 14:52

Nous sommes des fourmis vivant dans les ruines de nos dieux.

Vivre à l’ombre de telles constructions, même en ruines, même brisées, rend humble. Du moins l’homme de bien qui connait l’humilité. On m’a dit il y a peu « en exil, il n’y a que des guerriers solitaires et des catins ». Quelle plus grande victoire pour ceux qui nous ont jeté ici que de nous voir nous entre-tuer comme des animaux ? Je refuse totalement cette vision. C’est en étant plus civilisé que nos bourreaux que nous ruinerons les efforts qu’ils ont fait pour nous détruire.

Enfin mes efforts payent, la Cité grandit et prospère. La Maison des Menthénides s’est renforcée de nouveaux éléments qui comprennent que le combat à mener est contre l’environnement et nos instincts et non contre les autres exilés.  Bien sûr, comme il fut dit également, tout le monde ici n’est pas une innocente victime. Certains méritent leur sort. Ils sont comme de vieux loups isolés et féroces, moribonds et dangereux.

En revanche, il y a des constantes et des compromis à faire. Ces terres sont bel et bien une prison, et même si les murs sont distants ils n’en sont pas moins réels, et ils rendent fou. La cage est assez grande pour nous laisser croire que nous sommes libres, mais les murs n’en sont que plus cruels. La plupart des gens que j’ai croisé ici présentent des dispositions pour la fin des temps. Un mélange douceâtre de fatalisme profondément enraciné en eux, et d’une volonté farouche d’arracher à chaque instant les plaisirs les plus charnels, les plus enivrants et les plus éphémères. Il ne faudrait pas grand-chose pour se laisser emporter par les plaisirs cachés de ce désert hurlant… Mais cela aussi, je le refuse.

Les gens de l’oasis se moquent des titres, et sur le fond ils n’ont pas tort, qui peut se targuer d’être Roi en prison ? C’est pourquoi le modèle de démocratie que ma famille a contribué à faire grandir peut nous sauver. Pas de titre pompeux, juste des fonctions, des rôles, des charges, des devoirs. Des liens entre les gens, des routes, réelles ou métaphoriques, entre chaque îlot de survivant pour nous rattacher les uns aux autres et cracher au visage de nos vrais ennemis.

D’aucuns penseront qu’il s’agit d’une forme exacerbée de bienveillance, un idéal imbécile dans un contexte désespéré, de la philosophie au bord du vide. Il n’en est rien. Le seul objectif que je poursuis est le même que celui des tous les autres : Survivre.

Il n’y a pas que de la pierre, du bois et du fer ici pour y parvenir, il y a aussi la volonté. Je ne peux pas briser mes chaînes, mais je peux étrangler avec ceux qui nous ont jeté dans ce trou.



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Re: Journal de Meraxès

Message par Laymore2 le Mer 28 Fév - 10:17

Jour 108

Après avoir dû abandonner le site d'Heliophos pour s'éloigner des querelles ineptes qui déchirent ces gens, voilà que les querelles nous poursuivent jusqu'au Nid d'Aigles.

Du point de vue qui est le notre ,il est impossible d'ignorer ce qui se passe autour de nous, nous voyons tout, très loin à la ronde. Aussi hier, quand j'ai vu un homme entraîner une femme sous la contrainte, aux pieds de notre forteresse, mon sang n'a fait qu'un tour et nous sommes descendu à sa suite avec Pilarius. Ils se rendaient à la forteresse d'Ilkar à deux pas de chez nous.

Je ne savais pas qui était la femme de là où j'étais, j'y suis allé pour le principe de ne pas laisser le chaos se substituer à l'ordre. C'était Mila. Armé d'une bouteille de teinture verte et de ma rhétorique, j'ai finalement réussi à éviter un bain de sang absurde en promettant de garder Mila enfermée dans ma forteresse. Ce que je fis, à mes conditions, des conditions civilisées, et non une geôle avec des chaînes, surtout pour une personne accusée avec des preuves aussi bancales, et manifestement condamnée sur la base de rumeurs et de jalousies mesquines, sans compter le témoin principal, un menteur patenté.

L'idée que l'on se fait de la justice dans ces régions revient à attraper celui que l'on pense être le coupable par le col, et à lui fracasser le crâne avec un rire cruel. Il est hors de question de céder à ces instincts barbares. Accusation, débat, preuves, témoins, jugement. Voilà la justice, la vraie, celle des hommes et non celle des animaux.

Toujours est-il qu'Ilkar avait eu la sagesse d'accepter de suivre ce chemin. Je préparais donc l'Ecclesia devant statuer sur le cas de Mila, en commençant par négocier avec Sigvard pour qu'il l'accepte l'autorité juridique de l'Ecclesia... J'arrivais à mes fins lorsqu'Ilkar demanda à visiter la prisonnière, comme notre accord lui en donnait le droit. Je lui ouvrais donc les portes de la forteresse. Il était accompagné d'un inconnu, mais je devinais vite qu'il s'agissait du Borgvald dont Ilkar m'avait tant parlé.

La visite tourna court. Cette brute malodorante de Borgvald a soudain agrippé Mila pour se faire justice lui-même à coup de hache ! Chez moi ! Au milieu de ma garde ! Au mépris de l'accord que j'avais avec Ilkar. Cette brute cimmérienne ne devant pas savoir écrire son propre nom n'avait absolument rien à faire de la procédure en cours. Il avait déjà jugé cette femme coupable, et comptait bien se faire justice. J'aurais préféré qu'il soit saoul, ce qui aurait expliqué son comportement, mais il était juste naturel, incapable de la moindre pensée complexe, ivre de rage et sans aucune volonté de chercher la vérité. Macharius était là, et il me soutint. J'allais donner l'ordre de cribler le cimmérien de flèches, lorsqu'Ilkar décida d'assommer lui-même son compagnon pour lui éviter de commettre une irréparable et stupide erreur. Ne pensant pas plus loin que le pommeau de sa hache, Borgvald n'avait bien sûr aucune idée de ce qu'il allait déclencher en tuant une femme sous ma garde, chez moi, sous les yeux de son protecteur, Sigvard. J'imagine qu'il doit avoir la forces de plusieurs bêtes de somme et que c'est dans un champ, sous un joug, qu'il ferait son meilleur office.

Au mépris de toutes les règles élémentaires de l'hospitalité, foulant aux pieds les accords passés par son ami, la brute dû être maîtrisée et menacée pour qu'il finisse par lâcher sa proie.

Fou de rage devant l'attitude primitive du cimmérien, je décidais de laisser les archers lui apprendre que je ne plaisantais pas. Je savais que son armure lui éviterait probablement la mort, mais si une flèche avait trouvé sa gorge je ne l'aurais pas pleuré.

Il a finit par quitter les lieux, me forçant à rompre l'accord que j'avais passé avec Ilkar. Je n'ai qu'une parole et je déteste qu'on me force à la briser. Mila devait être captive chez moi le temps qu'arrive le procès, avec un droit de visite. Si ce droit de visite devenait un prétexte à une tentative de règlement de compte, je n'avais plus aucune raison de tenir ma part du contrat.

Je continue mon enquête, parce que je veux savoir, et si jugement il y avoir, il sera étayé par de vraies preuves, pas par des rumeurs de taverne et des désirs charnels contrariés.

Mais je commence à être vraiment exaspéré de devoir subir le manque de respect de brutes avinées. Quand à Ilkar, avec de tels alliés, il n'a plus besoin d'ennemis.


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Message par Laymore2 le Lun 12 Mar - 9:27

Jour 132

Rapporté par Eloth, archer Menthénides originaire de Shem.

Nous avons intercepté un homme cherchant un passage vers le nord pour y collecter de la résine. Nous lui avons expliqué qu'il ne pouvait pas emprunter la voie habituelle passant juste à côté de la portion de pont brisé nommée « Gueule du Chaos » et sur laquelle est élevée notre forteresse, le Nid d'Aigles.

Aux pieds du pont, face à la porte Est de l’Antre, se tiennent désormais quatre tours et un campement où grouillent nos casques aquiloniens. Toute personne cherchant à approcher du pont par l’Ouest se verrait signifier une fin de non-recevoir au bout d’une volée de flèches. J'acceptais tout de même de lui expliquer par où il pouvait passer pour rejoindre un autre passage vers le nord.

- Passe par le désert, la vallée entre la Tour ornée d’une tête de Dragon et la forteresse qui protège le grand Temple de Mitra est toujours ouverte… Pour l’instant…

Quand l’homme demanda si une guerre se préparait, Je lui répondis :

- Nous avons longtemps espéré que les provocations cesseraient, mais elles n’ont fait que s’accroître… C’était inévitable.

Enfin, le voyageur, curieux, voulut savoir qui nous avait provoqué et comment. Pour toute réponse, Je pointais du doigt vers l’Ouest, une grande bâtisse s’élevant depuis un oasis, dont partait droit vers le ciel une lumière rouge orangée. A l’origine de cette lumière, les reflets dorés d’une immense tête de serpent.


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Re: Journal de Meraxès

Message par Laymore2 le Ven 16 Mar - 19:33

« Nous sommes là pour une raison, nous sommes formés pour quelque chose, les survivants iront ailleurs et connaîtront pire encore certainement »

Tels furent les mots de cette femme étrange, ce capitaine sans bateau, abandonnée par son équipage, rencontrée très loin de tout océan en plein désert. Qu’elle soit folle ou non ne change rien à la justesse de ses propos. S’il y a autre chose derrière la barrière, ça ne peut être que pire qu’ici.

C’est pourquoi une part de moi essaye de se dire que trouver la mort ici n’est finalement pas une si mauvaise chose pour ceux qui n’auront pas à souffrir de ce qui pourrait arriver plus tard.

Je sens encore dans l’air l’odeur brûlée des cendres de la maison de Ard, le forgeron. Cette odeur restera à jamais associée à des évènements douloureux, à un mélange de colère, de compassion, d’impuissance, de révolte, de justice et de barbarie, mélangés dans un chaos dont j’ai rêvé encore cette nuit. Et dans ce rêve, j’arrivais à les convaincre, j’arrivais à éviter que le sang inutile ne coule, j’arrivais à raisonner la soif de vengeance, la peur, la jalousie…
Nous tirerons une leçon cruelle de cet échec cuisant, mais pour l’heure, le temps du deuil est venu.

Après avoir fait embaumer les dépouilles dignement et dans le respect des traditions de l’un et de l’autre, nous avons envoyés des coursiers un peu partout pour expliquer qu’une semaine de trêve absolue serait décrétée afin que tous ceux qui voudront venir rendre hommage aux corps de Borgvald et Sanrangerel, à l’oratoire Nord du Nid d’Aigle, qu’ils soient inconnus, amis, ou ennemis, puissent se recueillir sans craindre quoi que ce soit, qu’ils viennent armés ou non. Si quelqu’un veut réclamer les corps pour les enterrer dans un endroit adéquat, ou symbolique, il n’aura qu’à venir et se faire connaître.

J’ai envoyé un messager à Ilkar mais il n’a trouvé que des gardes sans nouvelle de leur maître. Soit ils mentent, soit Ilkar a disparu lui aussi.

Je ne sais pas qui va hériter de la Hache de Borgvald, il semble que tous ceux qui l'aient connus soient morts ou perdus.

Faut-il toujours que pour chaque ennemi qui tombe, un ami soit emporté avec lui ?... Faut-il que la Lumière ne brille plus fort que parce que les Ténèbres s’obscurcissent ?





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Re: Journal de Meraxès

Message par Laymore2 le Lun 19 Mar - 19:56

Jour 141

Je me réveille pour constater du haut de nos tours qu'à l'horizon il n'y a plus rien. Plus de temple de set, plus de bâtiments, rien qu'un oasis rendu à sa vie sauvage, quelques ruines et des lamentations.

Il n'y a plus d'ennemi, plus de guerre, pas de vainqueur, et moins de morts que prévu. Je suppose qu'il faut se réjouir, mais nous ne le ferons que demain. Pour l'heure, il faut aller aider les survivants et faire ce que l'on peut pour les blessés.

Malgré, tout, ce matin, le désert portait le parfum des lotus et des nénuphars depuis l'Oasis. Je ne crois pas l'avoir jamais senti jusqu'à aujourd'hui...




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Re: Journal de Meraxès

Message par Laymore2 le Ven 30 Mar - 10:12



Le jour tardait à descendre sur cette partie de désert à l’ombre du Nid d’Aigle. Un soleil écrasant, enroulé dans un vent sec, finissait d’étreindre les corps et les esprits. Le camp d’entraînement des soldats en tenues aquilonniennes avait suspendu son activité. Les heures brûlantes n’épargnaient personne.

Nepheg et Horemhat, les deux soldats en faction devant l’entrée du camp, s’étaient réfugiés dans la fraicheur relative de la tour du Cerf. La shémite et le stygien avaient détachés leur casque et s’abreuvaient régulièrement d’une outre d’eau bien fraîche qu’ils se passaient à tour de rôle. Au bout d’un moment, la shémite brisa le silence.

- Alors maintenant, nous sommes le Trône des Aigles ?
- Oui, tu as entendu Meraxès hier soir, comme moi.
- C’est pas plus mal comme ça…
- Pourquoi tu dis ça ?
- Ni toi ni moi ne sommes argosiens. Ni toi ni moi n’avons cette culture qui est celle de Méraxès. Au moins là, ça me parle un peu plus, on peut tous y mettre un peu de nous sans jouer à être des argosiens. Je me sens plus citoyenne comme ça.
Horemhat avala une gorgée d’eau fraîche avant de répondre.
- Ça veut dire encore plus de guerre ?
- Contre qui ? Il n’y a plus personne à combattre, l’Oasis est désormais aux mains de nobles vendhyens, et en face de nous dans la vallée, c’est Macharius et le Grand Temple de Mitra.
- Meraxès a parlé d’aider les exilés du sud à fonder leur propre cité, et à se réunir.
- Dans ce cas nous serons peut être redéployé pour protéger les colons et les nouveaux arrivants, ce serait une bonne chose, je n’en peux plus du désert.
- Et Haylos ?
- Quoi Haylos ? C’est un traître, il a déserté.
- Certains disent qu’il avait raison de soutenir la mise à mort de Sanrangerel et que Meraxès aussi est un assassin parce qu’il a tué Borgvald.

Nepheg regarda le stygien en roulant de yeux et en soupirant.

- Le cimmérien a tué Ailos, notre grand-prêtre, avec les mêmes flèches avec lesquelles il a tenté de tuer Meraxès. Il était armée, ils se sont battus, Borgvald est mort de ses blessures. Il était un ennemi déclaré de notre Cité. Point. La soigneuse n’avait rien fait de mal à part hurler comme  une damnée. Vangelina m’a dit qu’elle avait été frappée à mort alors qu’elle était à genou et sans arme.
Horemhat ouvrit de grands yeux ronds.
- Je ne savais pas…
- Mais ça ne change rien, Meraxès veut un procès, avec des juges neutres. Il veut un tribunal qui puisse se réunir pour toute affaire de ce genre, et c’est aussi pour ça que nous allons partir explorer le sud.
- Pour trouver des juges ?
- Oui, des gens neutres, qui ne nous connaissent pas et qui puissent écouter les témoignages sans à priori.
- Nous allons rebâtir l’Ecclesia ?

Une lueur satisfaite passa dans les yeux de la shémite.

- Oui, nous allons rebâtir l’Ecclesia.


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Re: Journal de Meraxès

Message par Saana le Dim 22 Avr - 10:02

De Callixta, ex officier du Nid d'Aigles.

Avant même la tempête, il y eut la mort de Macharius et d'Aswharia. Méraxès y voyait le signe que Mitra l'abandonnait et lui refusait la paix, le condamnant à jamais à la guerre, à l'angoisse sourde de la méfiance et de la colère. J'y voyais juste un instant de fatigue. Je me trompais. D'abord ce furent des sables lourds qui obscurcirent le jour, mais bientôt, un mur de sable plus haut que le pont où nous avions construit le Nid frappa de plein fouet nos installations, notre faubourg et surtout, nos puits.



Asséchés, les puits furent le départ de ces funestes nuits. L'eau manquant, Méraxès fit tout ce qu'il pouvait pour ordonner leur reconstruction. Un premier puits fut dégagé et remis en fonction... Pour se retrouver asséché le lendemain par une nouvelle tempête...

Les soldats, qui n'ignoraient rien des pensées de leur souverain, se mirent à murmurer qu'ils étaient maudits par Mitra, qu'ils devraient partir, et fonder une autre cité dans un lieu plus accueillant. Méraxès entra dans une colère terrible et en vint aux mains avec l'un de ses officiers qu'il jeta purement et simplement dans le vide. C'est là que l'émeute commença... La garnison des faubourgs se révolta et se déclara "Cité indépendante", la guerre civile étant inévitable, elle eut lieu... Méraxès et sa garde rapprochée fondirent sur les rebelles sans aucune forme de pitié. J'étais là... J'ai vu mes frères et mes soeurs s'entretuer, les membres voler dans tous les sens et le sang versé sur l'autel de Mitra... Les combats durèrent toute la nuit et s'etendirent au nid lui même. La porte Nord tomba, ravagée par un incendie qui atteignit vite la salle du trône où Méraxès et le dernier carré tenaient en respect les derniers rebelles. La dernière nuit fut la pire, les rebelles enfin vaincus, ils furent jetés dans l'incendie par les loyalistes. Plus des trois quarts de la forteresse étaient détruits, les réserves, la caserne des officiers. Et là, au milieu des ruines, un autel étrange rayonnant d'une puissance malsaine avait été mis au jour par le feu.

Oui, il reste une poignée d'Aigles loyaux dans les ruines du Nid. Mais Méraxès, comme tant d'autres dont les noms ne devront pas être oubliés, a disparu dans les flammes, et avec lui, ses rêves de paix et de justice.


Saana

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