Une douce compagne.

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Une douce compagne.

Message par salamandre le Ven 8 Déc - 19:01

Les portes s'ouvrirent facilement quand Othmar les poussa. Le combat et le fracas des armes avaient fait bouillonner son cerveau. Et tout cela, c'était vraiment sans compter sa fureur, brute et totale envers ces chiens galeux. Il avait été généreux. Patient. Eux étaient faibles, lâches de surcroît.

D'un pas assuré il remonta l'allée, laissant sa fidèle broyeuse rougie contre la fontaine. L'impact de la flèche n'avait été que peu amorti par l'armure, heureusement, l'os avait modéré le choc. Le saignement se faisait lent. Et n'était pas douloureux. Après tout, c'était son quotidien. Il laissa comme à son habitude ses effets pour qu'un laquais s'en occupe. Ho, et ils savaient depuis le temps qu'il fallait le faire vite et bien.

Il alla au lutrin pour commencer à rédiger des missives, il tenta de sourire mais fut vite interrompu par un picotement. Le saignement ? Ridicule, c'était certain. Il se concentra sur l'écriture, chose qui fut rapide. Ce n'était pas bien écrit, mais l'essentiel était là. Des ordres furent rapidement aboyés et les missives disparurent.

À cause de sa démarche habituelle de chat, il n'avait pas ressenti la présence d'Amrapali. Elle semblait le dévisager, l'inspecter, il lui retourna un bref hochement de tête, attardant un peu son regard vers ses courbes. Elle s'approche de lui, toujours féline et lui parla. Il hocha de la tête, l'adrénaline descendant, il perdait sa capacité de réflexion ainsi qu'une bonne de sa stabilité. Et la brume...

Il secoue la tête, regarde autour de lui. Il est sur une chaise et il reconnait les mains de la femme qui lui fait un bandage propre à l'épaule, son absence n’a pas dû durer longtemps. Il la laisse finir, fermant les yeux, ressentant ses mains achever le travail. Un souffle proche de son oreille droite maintenant, quelques mots. Puis le silence.

Du son ! La porte qui grince légèrement, Othmar tourne lentement la tête, voyant la noble enrouler un morceau de soie en s'approchant lentement, d'un pas altier. Elle finit d'enrouler le précieux tissu autour du poignet, passant dans le dos d'Othmar, il sent la lanière s'enrouler autour de son cou, s'enserrant rapidement. Les réflexes arrivent trop tard, il ne peut l'empêcher de s'enrouler complètement. L'asphyxie se couple aux effets du poison, l'empêchant de réagir comme il se doit à ce genre d'agression. La tête s'affaisse, mais la femme sait comment s'y prendre, elle ne lâche sa strangulation qu'au bout d’un temps, une fois certaine de son œuvre.

Et c'est de sa voix inflexible qu'elle ordonne comment s'occuper du corps. La peau est prélevée par le tanneur, la cuisinière tremblotante a quant à elle la charge d'extraire ses viscères. Et les gardes sortent l'enterrer dans le désert. Nul, mis à part une hyène ou deux, n’assiste à cette scène.


salamandre

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